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mercredi, 09 octobre 2013

Ma maison natale... Ce que j'en sais...

Ce que j'en sais 1

Montaigu1901, il passe aux mains d’Élisabeth Valens Niel, épouse Vallier – Colombier.

1945 elle le vend à la Mutuelle du Mans.

Mes parents aménagent au premier étage de l’hôtel à cette époque... j'y vois le jour !

1946 elle le revend à M Guibert, ces Guibert descendent du côté maternel du peintre provençal, Claude Firmin dit le Goy.

1955 Leur fille, épouse Martin, en héritera.

1957 Mme Martin vend l'orangerie à M Meneghini, qui l'aménage  en restaurant bon marché, animé des musiques populaires de l'époque (Bambino et compagnie)... «La Pyramide» dont l'entrée se faisait par la rue Philonarde (nous avons été invité à l'inauguration où j'ai mangé mon premier coucous ). L'appartement de l'étage est transformé en chambres puis en meublés.

Quand un enfant n'aimait pas sa soupe on lui disait "va manger à la Pyramide !" Tout un programme... il comprenait vite que c'était moins bon qu'à la maison....

Meneghini revend l'ensemble. La fréquentation est correcte au début mais petit à petit les lieux sont occupés par des travailleurs immigrés qui en font leur domicile principal. L'édification d'un mur de plus de 6 mètres de hauteur pour éviter toute promiscuité et vue directe sur le jardin de l’hôtel de Montaigu transforme les chambres en taudis!

1965 l’hôtel est classé monument historique.

1966 la mairie l'achète à Mme Martin.

Madame Martin conserve l'appartement côté nord et une partie du jardin où se trouve une reconstitution de grotte avec bassin, vestiges des goûts du XIX ème siècle.

Image1.jpg

à gauche l’hôtel de Montaigu (on peut voir la dernière fenêtre de nos appartements)

à droite l'orangerie aujourd'hui détruite, au fond du jardin la grotte gardée par Mme Martin

(mur de clôture plutôt conséquent)

photo prise du toit de notre cuisine sur voutains

Nous déménageons dans la précipitation sous la double menace d'un exploit d'huissier envoyé par la mairie et de chutes de stuc de plus de 40 kilos dans l'escalier!

1970 les Compagnons du tour de France s'y installent... Pour moi, un lâche abandon des lieux dont on ne veut plus s'occuper ... voir ma note infra

Cet hôtel.présente une disposition inhabituelle par rapport au modèle consacré dit modèle aixois.

Il est dissymétrique. La porte d'entrée habituellement centrale pour équilibrer la façade est placée ici volontairement à droite. Par hypothèse l'achat de l'actuel n° 39 aurait permis l’agrandissement de l’hôtel et un ré - équilibrage du tout... mais cela reste une hypothèse.

façade.jpg

 

La parcelle manquant de profondeur, l’hôtel s'est déployé le long de la rue, ce qui a déterminé la répartition des pièces en enfilade parallèlement à la rue et au jardin, au lieu d'une distribution en U au centre duquel se trouverait la cour intérieure.

La façade est sobre, rythmée par l'immense portail des écuries et les imposantes fenêtres du premier, ici point de fioritures. Seule la porte d'entrée nous annonce que nous avons à faire à une demeure noble.

Il s'agit d'une porte à double vantaux en bois, de facture classique, très simple. L'accent est plutôt mis sur la qualité et l'harmonie. Elle comporte un petit tympan sans motif ni décors, deux pilastres et deux pieds droits de part et d'autre. La décoration principale se résume à une frise en plate bande. Il s'agit d'un motif floral fait d'entrelacs. Les moulures sont classiques et d'une grande finesse.

Montaigu porte 5 édit.jpg

 L'ensemble est majestueux sans être trop imposant.

masque collage édit.jpg
Deux masques grimaçants équilibrent le tout.

Nous entrons directement dans le vestibule un peu lugubre car très sombre, seulement éclairé par deux fenêtres coté rue et une grande verrière située au premier entresol (une deuxième verrière a été ouverte récemment ce qui contribue à éclairer l'ensemble).

Montaigu vestibule.jpg

(le coté sombre est annulé ici à cause du flash)

C'est en partie la grande clarté de la verrière qui par contraste fait paraître le vestibule comme très sombre, on est aveuglé . L'architecte l'a t il voulu ainsi où était ce un hasard de la configuration des lieux ?

Plan 1.jpg

Le voici en situation dans un plan

Sous la rampe d'escalier gauche, une jolie petite porte en bois tourné s'ouvre sur le jardin.

Porte d'accès au jardin.jpg

Porte d'accès au jardin

Au fond de ce jardin, au XIX ème siècle fut érigée une grotte en rocaille, tout à fait typique. Du temps où nous étions locataires, se trouvaient des poissons rouges qui faisaient notre bonheur d'enfants.

grotte 2.jpg

Grotte en rocaille

Cette grotte supportait et dissimulait l'escalier d'accès à l'appartement de nos propriétaires.

occupation des lieux.jpgNote : "Les compagnons, que j'ai pu contactés, m'ont laissé entendre qu'ils étaient en conflit avec les monuments historiques qui s’opposaient à toute initiative de leur part. Ils ont réussi à restaurer quelques pilastres de la montée d'escalier. Les fenêtres qu'ils avaient reproduites à l'identique et qu'ils avaient mises en place ont du être déposées sur ordre... Cependant leur occupation n'est pas non plus de tout repos pour le bâtiment et j'ai vu force punaises plantées dans les murs, bureaux et matériel scolaire heurtant les cheminées... il faudrait peut être trouvé une autre destination à ce bâtiment"

 

 .../... à suivre

 

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