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mardi, 17 décembre 2013

Marcel Roy dit l'abbé Roy 1... peintre vitrailliste avignonnais

Abbé Roy 1914 - 1982

abbé Roy.jpgNé le 5 avril 1914 à Avignon, il entre à l’école des Beaux-Arts de cette ville et prolonge ses études à l’Académie de Bruxelles, puis exerce le métier de peintre décorateur.
Sous l’occupation allemande, il s’engage dans l’équipe des cahiers de Témoignage Chrétien, mouvement clandestin de résistance de 1941 à 1944. Il est ordonné prêtre en 1943.
Mis à la disposition des écoles chrétiennes en 1957 ce nouveau statut lui permettra enfin de réaliser son œuvre. Délégué à la culture en 1982, Il décède le 15 juin 1987.

"Quand je peins, je crée quelque chose de nouveau, mais il n’y en a qu’un qui est créateur, c’est Dieu… alors en créant, je conjugue le Verbe et mon action devient divine"


Jeune, j'ai eu la chance de le rencontrer et de participer de mes modestes moyens et pour un temps limité à ses créations. Son atelier situé rue de la Porte Lévêque était une sorte d'antre : Treuil de levage, palans, ferraille de réserve, bétonnière, sable, ciment, four de cuisson, pinces à souder, le tout avec un accès pour les véhicules importants. Pourtant tout était nickel, soigné, rangé, comme lui un homme droit, humble et réservé... avec ses convictions bien sûr. J'en garde un merveilleux souvenir.

atelier.jpg

Ci contre son atelier de la porte Lévêque avant les aménagements actuels

L'abbé Roy était un véritable créateur quoiqu'il en dise. De rien... non de sa tête germait les plus fantastiques œuvres avant-gardistes de son époque. Il savait tout faire... d'abord un sacré coup de crayon, à main levé, il dessinait ses projets, peintre, il concevait des tableaux maintenant en partie remisés à l’archevêché d'Avignon je crois, il concevait des fresques immenses sur des échafaudages qui ne l'étaient pas moins.

Mais sa passion, il l'accomplissait dans le vitrail, d'abord classique avec des vitraux sous plomb, puis il parvient à un véritable travail d'architecture avec des verrières gigantesques, murs de lumières. Sa technique de vitraux de pavés de verres noyés dans du béton formaient des plaques préfabriquées qui s'ajustaient au bâtiment.

Modestement, je lui servais bénévolement d'apprenti, coupant les fers à béton, les soudant avec un sorte d'énorme pince électrique qu'il me confiait malgré mon jeune age. Je le voyais brisant plutôt que découpant et agençant ces pavés de verres colorés. Recherchant les effets, modelant les formes puis satisfait, coulant le béton qui sertira son œuvre. Un grand four servait également à cuire les décors qu'il pouvait peindre afin de parachever son dessein.

"Façonner la lumière... Voilà son œuvre"

Oublié, Avignon devrait être fière d'avoir eu un si brillant artiste...

Je me propose, dans un inventaire non exhaustif, de vous faire découvrir quelques facettes de son art et de lui rendre un hommage posthume dans de prochaines notes hebdomadaires... à suivre donc tous les mardis en principe


à mardi prochain...

 

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