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vendredi, 28 février 2014

Des moeurs... les temps ont bien changé... quoique...

beauté.jpg"La peine imposée aux adultères variait suivant les lieux.

Quand les principales villes de Provence voulurent perfectionner leur administration, l'article des mœurs n'échappa point à la vigilance des magistrats.

A Arles par exemple, les femmes publiques n'avaient point droit de porter le voile et dans le cas de contravention il était permis aux autres femmes de le arracher.

A Avignon, elles ne pouvaient toucher à aucunes des choses exposées en vente comme le pain, les fruits, la viande, sans être obligées des les acheter; elles étaient censées les souiller en les touchant.

A Marseille, on ne leur permettait ni l'écarlate, ni les pelisses fines, telles que l'hermine et le petit gris. les femmes publiques qui contrevenaient à ce règlement, payaient une amende de soixante sols royaux couronnés, qui font  quarante quatre livres quatre sols et si elles n’étaient point en état de payer cette somme qui était très forte en ce temps là, on les condamnaient au fouet.

Elles n'étaient admises aux bains public que tous les lundis de chaque semaine; car il est essentiel qu'on distingue à des signes extérieurs les honnêtes femmes d'avec celles qui ne le sont pas, dit on dans ces règlements sages, que les mœurs actuelles font regarder comme des monuments de la simplicité gothique de nos bons aïeux."

Papon Histoire de la Provence

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