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mercredi, 03 septembre 2014

Une vendetta à Avignon en 1606... Les faits

Un différend avait surgi, le mardi 13 juin 1606, entre Thomas de Berton des Balbes (Bertonis Balbi), seigneur de Crillon, et François de Galien ou de Galéan (Galiani), seigneur des Issarts à l'occasion d'une compétition électorale.

  • Au mois de juin 1604, Georges de Galéan avait été élu premier consul de la cité .
  • En 1605, le choix s'était porté sur François de Berton.

Il y avait lieu, en 1606, d'élire un viguier en remplacement de Splandian de Montmorency et les deux premiers consuls aspiraient à la fonction : Ce fut François de Berton qui l'emporta la veille de la Saint Jean, c'est-à-dire le 23 juin.

Galéan contesta l'élection... Les invectives avaient succédé aux discussions, les injures aux invectives; des paroles blessantes pour l'amour-propre ou pour l'honneur avaient été échangées et comme l'offense s'était produite en public, rien que la mort n'était capable d'en laver la souillure.

La discorde est au camp d'Agramant et deux partis se forment

Maison_de_Crillon édit.jpg- Du côté des Crillon : Thomas, François et autre Thomas de Berton, père, fils et frère, Thomas, Georges, Jean et Jacques de Baroncelli-Javon, Barthélemy de Sade, leur beau-frère, Charles de Fogasse de La Royère, Richard de Cambis

 

 

Gallean-des-Issarts édit.jpg- Du côté des Issarts : Louis de Galéan, frère de François, Barthélémy de Galéan des Issarts; Georges de Galéan, Galien de Vedènes, Louis et Jean de Galéan du Castelet , le baron de La Roche, Charles de Donis et Paul de Montréal, de la maison de Fortia.

 

 

Seul, le capitaine Louis de Pérez, témoin impartial, reste juge de camp.

Les plus jeunes et les plus fougueux tirent leur épée pour en finir sur l'heure. Foin des conséquences! qu'importent les liens de consanguinité! Avant tout, il faut en découdre ! Thomas de Berton s'interpose et les prie de ne pas se mêler de sa querelle. Vaine recommandation.

rue du Four.jpg

Dès le lendemain, vers les 7 heures du matin, Thomas de Javon et Charles de La Royère frappent à la porte de l'hôtel de Galéan. (rue du Four anciennement rue des Galéans)

«  M. le chevalier n'est pas encore levé, répond le laquais qui vient ouvrir; mais je vais le prévenir. »


Javon connaît bien les lieux, puisque le chevalier est son
cousin germain; il traverse avec son compagnon la grande salle précédant les
appartements particuliers et entre dans la chambre sur les pas du domestique.
François de Galéan n'était pas seul et reposait, ainsi que le baron de La Roche. « Voilà une matinée bien poltronne, s'écrie Javon ».

Les dormeurs s'éveillent et se font habiller. Pendant ce temps, La Royère pénètre
dans la chambre voisine où se trouvait Louis de Galéan, «auquel il porte
aussitôt paroles de
combat ».
Le seigneur des Issarts attachait sa ceinture à laquelle appendait un poignard et
n'était pas encore complètement vêtu, que Javon, son agresseur, l'entraîne dans
la grande salle et, l'épée à la main, "l'attaque de propos fort fâcheux, le
blessant
en son honneur grandement".
Fou de colère et craignant pour sa vie, François s'élance, le saisit au collet et "lui
enfonce à deux reprises son poignard dans le cou et à un autre endroit de sa
personne".
Thomas de Javon tombe foudroyé. Au bruit de la lutte et au cri de détresse du blessé, La Royère, qui bataillait déjà
avec Louis de Galéan et avec La Roche, se précipite pour frapper le meurtrier.
Mais le valet de chambre, Duzer, fait de son corps un rempart à son maître.
le fer lui traverse la poitrine de part en part et l'abat raide mort.

Les trois autres laquais de la maison accourent en hâte, décrochent les armes rangées en panoplie dans la grande salle, achèvent de vingt coups d'épée Baroncelli qui râlait encore, puis courent sur La Royère qui, blessé lui-même, jette son arme et bat en retraite.

 

ChateauDesIssarts.jpgLa porte de la rue est close, il saute par une fenêtre de la fennière dans le jardin et de là dans le jardin d'un immeuble attenant, appartenant à M. Guillaume Joannis. Quant à François de Galéan, il gagne, sans perdre un instant, son château des Issarts en compagnie de son frère et du baron de La Roche.

 

Le drame avait été rapide, plus rapidement encore s'en répandit la 
nouvelle dans la cité consternée.

Double mort d'homme, meurtre ou duel, complications de compétences et de
juridictions, versions
contradictoires, rumeurs étranges.

.../... à suivre

 

Commentaires

Les paragraphes 13, 14 et 15, ainsi que dernier, sont tronqués à droite...

Écrit par : ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ | mercredi, 03 septembre 2014

J'ai toujours un peu du mal avec midi blog... Vous avez du vous en rendre compte ! Ne parlons pas de "face de bouc" qui est une énigme pour moi.

Les paragraphes doivent être en place à présent

Écrit par : François Portery | mercredi, 03 septembre 2014

Les commentaires sont fermés.