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samedi, 06 décembre 2014

Le sel à Avignon 1/4

Outre le fumage, le confit au sucre ou au gras, la macération dans des liquides acides, vinaigre ou verjus, le sel est un des rares ingrédients pour conserver les aliments au pays du cochon et de l'olive. Ce bien précieux, garantissait du lendemain et des disettes.

De tous les impôts de l'ancien régime, le plus lourd, le plus vexatoire, le plus odieux était assurément l’impôt sur le sel.

On le percevait déjà au XIIIe siècle sous Saint Louis et Philippe le Hardi... Chaque seigneur le levait dans ses domaines. C'est ainsi que, dès 1239, on trouve un grenier à Cavaillon, qui appartenait à l'évêque de cette ville. En 1342, on l'établit dans toutes les provinces dépendant du domaine de la Couronne de France, désormais le sel produit dans chacune de ces provinces dut être porté au grenier royal, sous peine de confiscation.

Grégoire XI édit.jpgLe Comtat Venaissin, bien qu'il appartînt au Saint-Siège, fut soumis à la même obligation, et une bulle de Grégoire XI, de juin 1375, porta révocation de toutes les gabelles, excepté celle du sel.

 

Le premier grenier devait se trouvait dans le voisinage de cette ancienne porte des remparts qu'on appelait la porte des Salins aujourd'hui disparue. Nicolas Poussin l'aurait immortalisée par un dessin sous le noms de Portalet. Il ne devait s'agir que d'un entrepôt provisoire situé à proximité des quais de déchargement du Rhône.

La perception en était arrentée à des fermiers :

1394, André Ticci de Pistorio ;

1413, Henri Busaffi ;

1414, Bertrand Gaufridy et Jean Clavonis ;

1437, Antoine Montesia ;

grenier à sel 1477 Grivolas édit.jpgMais en 1477, il se trouve dans une maison acquise du bourgeois Antoine Retronchin par le roi René d'Anjou, dans l'actuelle rue Grivolas.

Fermiers : Simon et Jacques de Bracelli

 

 

grenier à sel 1498 reilhe édit.jpgEn 1498, près de l'hôtellerie de la Reilhe, au bout de la rue de la Balance

— cum hospicio in quo est granerium salis—

fermiers : Dominique de Parusse et François Mascaron

 

 

 

 

Plus tard nous retrouvons ce grenier au "planet" devant la porte actuelle de la Ligne, à l'angle de la rue de la Palapharnerie, où il s'établit définitivement jusqu'à la Révolution.

Fermiers :

1568, Claude Rouvière ;

1645, Thomas Dumas ;

1671, Charles de Moriès ;

1683, Antoine-Vincent Guyon ;

1701, François Pourtaly ;

1720, François' Cornelli ;

1749, Gabriel Saben ;

1757, Louis Thorailler

à suivre.../...

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