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vendredi, 02 janvier 2015

Les puits de la Papauté

Au XIV ème et XV ème siècle, l'âge d'or avignonnais, chaque demeure noble, chaque couvent, chaque paroisse, avait son puits, mais qu'en était t il du bon peuple?

Nombreux et publics à cette époque ils sont à simple ou double margelle

Collège du Roure puits st agricol.jpg

 

au bas de l'escalier de l'église St Agricol, se remarque un puits près de l'ancien cimetière

 

 

 

Puits de la Reille,  qui signifie en provençal, soc de charrue, il pouvait donc s'agir ici d'un puits à destination agricole

puirts à simple margelle.jpg

 

Puits des bœufs, ce nom pourrait faire penser à un abreuvoir à bœufs, mais ce n'est qu'une altération du nom d'une ancienne famille d'Avignon : "Platea Puthei deBiort 1367" "Putheus dels Biort 1370 "

Il s'agissait en fait d'un puits public à margelle

 

 

 

Place St Didier, se trouvait un puits à double margelle pour les besoins sanitaires. La double margelle permettait de déposer à demeure des ustensiles (brocs pour les besoins alimentaires, mais aussi seaux pour les usages domestiques : lessives, nettoyage de la maisonnée)

 

tomettes hexagonales.jpg

 

Puits des Toumes "Carreria Putei Tomarum" disent les documents du XV ème siècle nom emprunté à l'artisanat qui s'y était développé. On sait que le travail de la terre cuite consomme de grosses quantité d'eau.

 

 

 aux Corps Saints, un puits près du cimetière comme à St Agricol

 

 

 

puits des allemands.jpg

 

Dans la rue puits des allemand se trouvait un puits particulier puisqu'il était de type à balancier, il servait en particulier à l'alimentation en eaux de ce qui s'appelait puits à balancier.jpg"les jardins" cultivés en autre pour les besoins alimentaires de l’hôpital Sainte Marthe.

 

 

 

 

La pouzaraque, bien connue à Avignon, qui en langue provençale signifie le puits à roue, il s'agissait grosso modo d'une noria dont le mécanisme de bois réclamait des soins permanents. Remplacer la roue, les engrenages rustiques, renouveler les paniers d'osier enduits de poix... Cette machine était destinée à lever les eaux pour servir principalement à l'arrosage.

"Domus vitra Poseraquam" disent des actes de 1505 et 1506.

"Domus in carrieria Poseraque et ante Poseraquunii" dit un autre acte de 1518

 

Porte leveque édit.jpg

Porte Lévêque : Un document de 1343 nous rappelle l'existence d'une machinerie de type à roue. Il devait s'agir d'une vis sans fin actionnée par une bête de trait dans un manège circulaire; la "légèreté" de l'installation ne nécessitait pas une grande énergie pour la mettre en œuvre, un petit âne, voire une chèvre suffisait à élever l'eau. On peut encore voir des vestiges plus conséquents d'un tel puits au domaine de la Seigneurie à Villeneuve les Avignon, les chartreux pourvoyaient ainsi à assainir les marécages de la plaine de l'abbaye.

 

 

carrieria de la saunerie.jpgPlace du Parquet, actuelle place Jérusalem (très agrandie) dans le quartier juif de la Saunerie. Sur le plan de 1598, il semble que cet enclos corresponde à la "Carrieria Sauneria", réservée aux juifs, avec les trois fameux accès que l'on  fermait la nuit.

 

 

 

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