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samedi, 19 septembre 2015

Devinette du jour 2/2

Il s'agit d'un vielle tradition provençale, mais les jeunes gens qui l'arborent fièrement place de la Reilhe dans les années 1900 le savaient ils ?

Café rue du puits de la reilhe 12 juillet 1908 édit.jpg

Café Place de la Reilhe en 1908 (Cliquez sur la photo)

 

En ce XVI ème siècle, les vaudois furent la grande affaire des villages du Luberon. Confrontés au pires cruautés causées par le président du parlement d'Aix un certain Jean Meynié, baron d'Oppède.

En cela, Meynié ne faisait que conduire la politique de François 1 er qui souhaitait se rallier l'appui du Pape pour ses guerres transalpines.

Henri IV, puis Louis XIII succédant, n'infléchirent pas leur action, les terre provençales furent mises à contribution. Richelieu recouru à des impositions extraordinaires quasiment punitives pour les terres ayant abritées les hérétiques vaudois.

La Provence vit augmenter successivement l’impôt sur le sel puis le taillon, cet impôt qui servait à lever et à entretenir les armées, crût de plus de 100 000 livres.

La rébellion ne tarda pas, l'assemblée délibérante des communautés demanda le retrait de ces édits fiscaux en faisant valoir la pauvreté des pays de Valensole et des montagnes du Luberon.

Richelieu courroucé par ce refus, augmenta la redevance à 150 000 livres et demanda 1500 mulets pour conduire les guerres d'Italie !

Le grelot ornant le licol des mulets destinés aux armées d'Italie fut le symbole de la révolte

joannis.jpg

Paul de Joanis, avocat au parlement de Provence, suspendit à sa boutonnière un grelot attaché par un ruban blanc, cet objet anodin fut celui des Carcarveous, des porteurs de grelot.

 

 

 

Il devint le signe de ralliement des insoumis à l’impôt inique.

 

grelot 03.jpg

Faut il le porter encore aujourd'hui...

 

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