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samedi, 07 novembre 2015

Le saccage du patrimoine conventuel : Les Carmes réformés * 2/2

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Avec la révolution, le couvent est saisi et vendu comme bien national.

On y installe une fabrique d’indiennes et plus tard, Désiré Amic son négoce de garance.

 

 

Vers 1850, le gendre de Désiré Amic, Jules François Pernod, prévoyant la concurrence des teintures chimiques, décide sa reconversion et en 1860 crée une usine pour la fabrication d'une liqueur à base d'absinthe. Cette production obtient un immense sucés et l'on ouvre une nouvelle usine à Montfavet.

 

Pernod à Montfavet édit.jpg

Hélas en 1915, une loi interdit la fabrication et la consommation de l'absinthe. C'était alors la ruine pour la famille Pernod. C'est alors que le fils du précédent, prénomme également Jules, élabore une nouvelle méthode de fabrication, mais en utilisant un parfum à base d'anis, essence tolérée par la loi, dont il baptise tout simplement le résultat du nom de Pernod... et fonde une nouvelle société, celle des « établissements Pernod et fils ».

 

 

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 Cet apéritif eut un succès considérable... Il va sans dire !

 

Cliquez sur l'apéro pour revoir ma note du 19 juillet 2014

 

L'usine de Montfavet étant inutilisée depuis plusieurs années, les bureaux d'Avignon son transférés à Paris après 1926. Actuellement un ensemble moderne préside à la destinée de Pernod à Creteil.

 Il était intéressant de relater cette histoire. Pendant longtemps notre ville s'est cherché une spécialité. Elle avait tout simplement oublié que l'un de ses enfants y avait inventé et lancé un produit depuis mondialement connu !

* D'après un récit de Robert Bailly

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