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vendredi, 18 décembre 2015

5 Hygiène et eau potable à Avignon... projets et palabres

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Malgré un arrêté de la ville du 14 septembre 1849, certains rouliers et la plupart des agriculteurs entreposaient dans les cours et jardins des fosses à fumier, surmontées de petits édicules tenant lieu de latrines.

50 puits appartenant à la ville et 2000 à des particuliers laissaient passer à travers leurs parois les eaux d'écoulement des rues... une légère crue du Rhône ou un violent orage contaminaient l'eau potable qui se colorait.

puits du Roure.jpg

Il devint évident que l'eau devait être séparée de toute pollution par des canalisations.

Une commission fut nommée et des solutions furent proposées :

puce.jpgPar sa délibération du 11 janvier 1840, le Conseil municipal du maire Dominique Geoffroy, approuve la concession proposée par MM. Fournier et Cie.

Le service des eaux était ainsi réglé :

1.000000 de litres au service public

500000 litres maximum prévus au service particulier

1.000000 de litres en disponibilité.

Cette distribution devait se faire en élevant les eaux sur le rocher des Doms, au trou dit de la Sanguine, au moyen d'un moteur hydraulique établi aux Fonderies de Vaucluse, avec la chute du moulin de Biançon.

Une réserve de 3 millions de litres d'eau serait prévue. Le service d'exploitation se situerait dans les anciennes casernes St Jean. La dépense prévue s'élevait à 476666 fr.

puce.jpgJules Rénaux, ingénieur civil, et Hippolyte Devéria, firent aussitôt une contre proposition qui consistait à élever par vingt-quatre heures sur le rocher des doms, 2.500000 litres d'eau du Rhône, filtrée naturellement, à exécuter 2.000 mètres de tuyaux pour les bornes-fontaines et à fournir l'eau aux particuliers à raison de cinq francs l'hectolitre au lieu de sept comme le proposaient MM. Fournier et Cie. La dépense s'élèverait à 31 1.306 fr.

puce.jpgEn 1850, M. Conte, ingénieur des ponts et chaussées, proposa de prendre les eaux du canal de Vaucluse, dans le territoire d'Avignon, en amont de l'usine de Réalpanier, et de les amener dans la ville au moyen d'un aqueduc en maçonnerie de 0m. 80 de largeur sur 0 m. 60 de hauteur, supporté par la chaussée du Pontet. Le mode de distribution le plus économique et présentant en même temps le plus de garantie, était l'emploi de tuyaux en tôle et bitume. Enfin le système élévatoire le plus simple et le plus convenable pour la distribution des eaux aux quartiers de la ville et l'embellissement de la promenade du Rocher, était celui des pompes mises en mouvement par une roue hydraulique, profitant des chûtes que la ville possédait sur le canal de Vaucluse et suppléé par une machine à vapeur pour prévenir les carences du canal.

fontaine p pamard.jpg

puce.jpgEn 1864, le maire Paul Pamard, demanda une nouvelle étude à l'ingénieur en chef Perrier qui proposa une machine à vapeur pour l'élévation des eaux à la hauteur de la place du Palais. Les eaux seraient prises dans le puits situé au bas de l'escalier de Sainte-Anne, préalablement approfondi et agrandi au moyen de galeries souterraines. La quantité d'eau que l'on comptait avoir ainsi était de 2600000 litres.

Mais sur ces entrefaites, arrivent les inondations de juin 1856...

Napoléon III le 3 juin 1856 édit.jpg

Napoléon III en visite le 3 juin 1856

L'administration prévoyante fait distribuer l'eau potable nécessaire aux habitants. Une équipe de bateliers achemine par tonneaux l'eau puisée aux sources qui coulent sur les parties du territoire non inondé, pour faire ensuite la distribution dans l'intérieur de la ville.

Mais malheureusement malgré la bonne volonté des bateliers, beaucoup d'habitants ne purent être servis ; ils souffrirent donc de cet état de choses et périrent plus tard des germes contractés par l'usage d'une boisson corrompue qui coulait dans les rues de la ville.

bateliers édit.jpg

De plus les eaux, en se retirant, laissèrent sur le sol un dépôt gluant de 30 centimètres d'épaisseur. Les trois quarts des puits furent submergés de boues noirâtres.

Fournir à la ville de l'eau potable fut une nécessité absolue et étudia deux options :

La nouvelle Compagnie des chemins de fer tout près de Saint-Roch et la Société des eaux de Bellevue, envisagent de creuser des puisards dans les graviers du Rhône et d'élever l'eau au moyen de puissantes machines.

L'eau de la fontaine de Vaucluse serait canalisée dans la Sorgue puis pompée sur le rocher des Doms.

fontaine vaucluse édit.jpg

Après un sérieux examen, et en raison de finances de la ville, il fut décider... de ne rien décider !

.../... à suivre

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