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vendredi, 06 mai 2016

L'après guerre... la reconstruction... Le domaine St Paul 8

 Études des lépidoptère Noctuidae

 Connus sous le nom commun de Noctuelles, en raison de leurs mœurs nocturnes, ces insectes sont parmi ceux qui causent le plus de souci aux cultivateurs maraîchers ; c'est parmi eux en effet que l'on trouve les « vers gris » qui s'attaquent aux salades, choux, choux fleurs, tomates et contre lesquels il n'existe pas de méthode de lutte pratique et efficace.

Noctuelle édit.jpg

Ce groupe d'insectes comprend dans notre région une vingtaine d'espèces nuisibles dont l'étude est particulièrement difficile. En effet, outre leurs mœurs nocturnes, ils posent des problèmes très mal résolus encore pour expliquer, et si possible prévoir, le caractère irrégulier de leurs attaques qui peuvent être brutales et détruire en peu de temps une récolte entière parfois dans un secteur très localisé.

Ces difficultés sont dues à la complexité des populations de ces insectes et notamment au fait que pour plusieurs espèces, les papillons sont migrateurs. Une espèce comme Scotia ypsilon par exemple ne passe pas l'hiver dans notre région et revient chaque année d'Afrique. Pour d'autres espèces, nous nous trouvons dans un courant migrateurs qui voit descendre du Nord, pour l'hiver, certaines espèces comme Phogophora meticulosa qui repartent ensuite vers l'Europe centrale. D’autres espèces montent d'Afrique du nord ou d'Espagne en même temps que celles ayant hiverné chez nous partent vers le nord ; c'est le cas de Autographa gamma, Spodoptera exigua,Amanthes c-nigrum, Peridroma saucia. D'autres comme Noctua pronuba, ont des déplacements d'amplitude mal connue. Enfin certaines sont endémiques, leur cycle annuel se développant dans la région, comme Scotia segetum, Scotia exclamationis, Mamestrablassicae...

Piège lumineux édit.jpg

L'étude de ce grand complexe est poursuivie d'une part par des relevés de passages de migration (pièges lumineux répartis dans le sud de la France jusqu'à la côte atlantique) et des relevés de présence dans les cultures et sur les plantes spontanées. D'autre part, par des études des conditions de développement poursuivies au laboratoire.

à suivre...

Photos INRA 1953

 

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