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vendredi, 23 octobre 2015

Le saccage du patrimoine conventuel... Sainte Claire 1/2

Couvent de Ste Claire en 1618.jpgLe couvent sainte Claire

  Il occupait pratiquement tout le pâté de maisons circonscrit actuellement par les rues du roi René, Pétramale, du Crucifix et place Noël Biret.

 Une plaque commémorative, rue du Roi René, en rappelle non seulement le souvenir, mais aussi le jour où Pétrarque aurait, en avril 1327 aperçu Laure pour la première fois.

Petrarque & Laure.jpg

 Le premier couvent élevé vers 1239, fut reconstruit au XIV ème siècle, il dépendait de la paroisse de Saint Géniès.

 L'église, parfaitement orientée vers l'est comportait trois chapelles, elle se présentait perpendiculairement au débouché de la rue Grivolas.

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Le cloître contigu à l'église, comprenait un promenoir à arcades entourant un jardin, autrefois cimetière .

Une croix en occupait le centre. Tout autour se dressaient les bâtiments conventuels avec dortoir, réfectoire, chapitre, caves...

 

Traces des arcades du cloitre.jpg

Les traces des arcades sont encore visibles dans ce qui est devenu un jardin

 A l'angle du « petit Paradis » et de la rue du Crucifix, se trouvait une cour avec un puits à roue. Il y avait aussi le lavoir, le bûcher, le four, la boulangerie.

 Un jardin occupait l'angle des rues du Crucifix et Pétramale :

 Au XVIII ème siècle, lors de sa visite, l’archevêque d'Avignon ( très probablement François Manzi) avait fait remarquer que le mur bordant la rue du crucifix était d'une hauteur insuffisante car l’Aumône Générale étant visible, le regard pouvait plonger dans l'enceinte du couvent, ce qui n'était pas la règle.

 A la révolution, les "Dames de Sainte Claire" doivent fuir, le couvent est saccagé, dépouillé de tous ses biens meubles, tableaux, vêtements sacerdotaux, vases sacrés.

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Saisi comme bien national, il fut morcelé et vendu. Il servit dans un premier temps comme carrière de pierre pour les habitants du quartier.

 En Vendémiaire An 4, on projeta d'ouvrir une voie au milieu des bâtiments, qui aurait été la continuation de la rue Grivolas et serait venu abouti au carrefour Pétramale, Crucifix, Vieilles études ? Elle aurait pris nom : rue sainte Claire. Mais ce tracé ne le fut qu'à titre de plan.

Cette partie avait été encore menacée de disparition  par les  "nouveaux projets"» de trouée sous le mandat du célèbre Pourquery de Boisserin . A l'époque un journal écrivait : 

" ce ne sera qu'une contribution de plus à l'enlaidissement de notre cité, tout en favorisant le passage du Mistral … et l'on sait que dans notre ville, les angles et les contours servent surtout de brise vent ! "

jeudi, 16 juillet 2015

Festival... Comment dire... poubellistique!

 5 minutes avant que l'appareil photo ne tombe en panne de batterie...

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Il est trois heures de l'après midi...

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L'heure de la promenade digestive...

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Je photographie sous les sarcasmes caustiques des commerçants...

Photo supprimée à la demande des interessés

Pourtant l'équipe est là... On ne l'attendait plus (c'est marqué sur l'affiche !)

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Nul besoin de poissons rouges*... nous avons des poissons volants (flyers)

Et je ne vous parle pas des odeurs d'urine...

Quand la municipalité se décidera t elle à remettre des "vespasiennes" que nous pourrions dénommées "parisiennes" puisque réservées à l'usage exclusif des mictions des gens d’Oïl...

*J'en ai vu dans ce bassin, il y a fort longtemps, peut être une initiative privée : mais c’était charmant !

samedi, 11 juillet 2015

Le saccage du patrimoine conventuel... Les Capucins

Branche des franciscains, Les Capucins s'établirent à Avignon dès 1576, dans le quartier des actuelles rues d'Annanelle et Velouterie où leur couvent fut édifié, puis reconstruit au début du XVIIe siècle.

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Sur cette vue de 1618, on peut noter le rétrécissement de la rue à l'endroit où le mur d'un jardin fait un angle. Cet étranglement a disparu en partie en juillet 1973.

A l’extrême droite on peut encore apercevoir la rue des Florentins aujourd'hui disparu

Une province d'Avignon sous le vocable de saint Louis d'Anjou fut alors créée par détachement de la province de Lyon, et le couvent d'Avignon se dota d'un noviciat ; cette maison dite des Petits Capucins se trouvait à l'opposé de la ville, à la rue du Cheval blanc, en bordure de la Sorgue. L'ordre essaima à partir d'Avignon vers plusieurs villes du Comtat Venaisin et de la Provence, mais il connut un déclin dès le XVIIIe siècle.

Ils promeuvent et appuient la contre réforme, ce qui en fera la cible privilégiée des révolutionnaires protestants nîmois lors des évènements d'Avignon.

L'ordre est aboli par la république nouvelle en 1790, le couvent avignonnais des Capucins est fermé en 1791 et saisi comme bien national.

Après les événements révolutionnaires, en 1823, les sœurs de la Visitation viennent s'y établir.

mur de cloture du couvent de la Visitation rue velouterie édit.jpg

Mur du couvent rue velouterie avant sa destruction

Elles demeurent jusqu'en 1944, année où les bombardements conduisent la communauté à quitter les lieux pour le domaine de Guerre (ça ne s'invente pas!), sur le territoire de Sorgues.

 

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Les bombardements d'aout 44 tout près de la Visitation

L'ancien couvent est alors transformé en appartements.

En Juin 1957, en vue de l'édification du nouveau lycée, les entreprises de démolition se mettent à l’œuvre, mais pour arriver à détruire cette vénérable et solide construction, il faut employer la dynamite, des tirs de bazookas et faire appel à un char Sherman de trente tonnes de la 2 ème db, surnommé « l'homme à tout faire ».

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Le Sherman... "l'homme à tout faire"

Même la vieille chapelle n'est pas épargnée !

 

Sur le terrain mis à nu les bâtisseurs se mettent au travail et seize mois plus tard le nouveau lycée est inauguré.

capucins le seul vestige.jpgLe seul vestige du couvent se trouve dans la ruelle d'accès à l'actuelle piscine...

 La mairie ou le ministère de l'éducation nationale s'honorerait en érigeant une stèle commémorative rappelant la mémoire de ce lieu à l'intention des générations futures, la mémoire pourrait prendre cette forme :

 

C'est sur l'emplacement de l'ancien couvent des grands Capucins

 puis de la Visitation 1576 – 1944 que s 'élève aujourd'hui votre lycée.

 

Ce serait peut être faire œuvre utile pour les lycéens, ces hommes de demain, qui ignorent tout de ce passé ….

 

 

 

 

 

samedi, 27 juin 2015

Le saccage du patrimoine conventuel... Les Augustins réformés

 Il se situait entre les rues Pasteur et N D des 7 douleurs actuelles.

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 Les Augustins Réformés furent établis en Avignon en 1609. Leur église, qui aurait été consacrée par Monseigneur Philonardi, était placée sous les titres de St Sauveur et Sainte Marie de Consolation. Elle comportait plusieurs chapelles dont l'une dédiée à Notre Dame des sept douleurs (différente de celle qui a laissé son nom à la rue).

 

marquise de Chateaublanc.jpgC'est dans la nef de cette église que le 18 novembre 1667 fut transporté et enseveli, dans le tombeau de la famille de Joannis, le corps de Diane de Ganges, marquise de Chateaublanc, dite la belle provençale.

Assassinée par ses propres beaux frères qui tentèrent de lui faire avaler de l'arsenic qu'elle vomit en introduisant une de ses nattes dans sa bouche. Quelques jours après elle est poignardée à plusieurs reprises et meurt le 5 juin 1667.

 Ce qu'il y a de certain, c'est que, lors de travaux de démolition, on découvrit de nombreux ossements sous le sol de la nef.

 

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Lors de la peste de 1722, un hôpital de suspects fut installé dans le couvent, mais le 16 juin, les parfumeurs (désinfecteurs) ayant procédé aux fumigations (on brûlait des herbes aromatiques, car on avait la vague idée que l'air vicié propageait les miasmes. Mais, on ne savait pas qu'il fallait se défendre contre les puces.) dans une salle où se trouvait de la paille, un incendie se déclara qui durant 24 heures. Une partie de la bibliothèque et certaines autres pièces furent détruites... Seize ans plus tard seulement, les travaux de réfection purent être achevés grâce au don de cent écus des consuls.

 

En 1792, les biens du clergé sont saisis, les pères furent dispersés, le couvent et l'église vendus. Quelques bâtiments furent abattus.

En 1855, les frères des Écoles Chrétiennes, alors rue des Ortolans, rachètent les lieux et viennent y loger. La vieille chapelle qui existait encore, fut utilisée, puis rasée pour laisser place à une nouvelle inaugurée en 1897.

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Triste comme... un internat !

Actuellement, l'emplacement de l'ancien couvent est occupé par l'internat de la Salle et des maisons particulières.

 

samedi, 20 juin 2015

Dans les années 60... La Balance est à vendre 3/3

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Le mandat de vente

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Vue générale

 

 

 

 

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Les appartement en situation

avec les numéros de lot

 

 

 

 

 

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Témoignages des derniers habitants

Cliquez sur l'image pour vous mettre ne relation avec le lien internet

 

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Un peu pompeusement appelé "Hôtel particulier"

Il faut bien vendre !

 

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Témoignages des derniers habitants

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Billet d'humeur : Aux habitants de l'intramuros qui vivaient dans des taudis, on leur proposera Champfleury ou La Croix des Oiseaux puis la Barbière...

 

 

 

vendredi, 19 juin 2015

Dans les années 60... La Balance est à vendre 2/3

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La promotion

 

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L'avant...

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... et le devenir

 

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 l'appartement témoin

 

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 Quelques suggestions d'aménagements

 

jeudi, 18 juin 2015

Dans les années 60... La Balance est à vendre 1/3

Le cœur de la ville historique à deux pas du forum romainBalance 2.jpg

Ou comment un quartier miséreux...

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... devint un quartier huppé

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Pour des sommes astronomiques pour l'époque !

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réservé aux plus fortunés

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La maquette du projet global

 

jeudi, 04 juin 2015

Ça bouge au 7 ème génie !

 

 

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Voilà 40 ans que la maison du commandant du 7ème génie était à l'abandon, ça bouge dans le coin

Affaire à suivre donc

 

mardi, 19 mai 2015

Avignon défigurée

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Je ne parle pas des platanes

Nos anglaises apprécient elles le "folklore" local ?

mercredi, 25 mars 2015

Rue Figuières... des blessures de guerre

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Impacts de balles datant de la deuxième guerre mondiale

Ceux du dernier étage semblaient particulièrement visés...

samedi, 07 février 2015

Dégradation de la façade de St Symphorien

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Une photo est bien plus parlante qu'une description

On peut constater les ravages du temps sur cette façade en moins de 100 ans. la totalité des éléments sont dégradés, les clochetons manquent à l'appel, les sculptures ont disparues, les pilastres deviennent filiformes... bref l'appareil en général est dans un état déplorable... il serait temps que nos monuments historiques s'occupent de ce patrimoine classé .

samedi, 25 octobre 2014

Enfin ... !

 

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Envahi par la végétation, dégradé par le temps, voué inexorablement au délabrement, je désespérais de voir ouvrir ce chantier

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Les restes pour ne par dire les ruines des fortifications sur le rocher des doms vont enfin bénéficier d'un confortement

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Iront ils jusqu'à restituer le fort qui se trouvait au dessus ? Mettons nous à rêver...

vendredi, 19 septembre 2014

La chapelle Notre Dame de la Major

 

LA CHAPELLE NOTRE-DAME DE LA MAJOR dite DES-SALINS

Au 22 rue du rempart St Lazare...

Vierge 22 rempart st Lazare.jpgAchard a fait remonter ses origines au XIVe siècle; mais cette assertion n'est pas tout-à-fait exacte. La chapelle, en effet, ne fut construite que trois siècles plus tard. L'ancienne maison sur l'emplacement de laquelle elle fut bâtie avait cependant, au coin de sa façade, une de ces petites Vierges si nombreuses encore dans Avignon qui jouissait d'une grande vénération qui se maintint jusqu'au XVIIe siècle, et c'est alors qu'on se préoccupa de l'édification d'une chapelle.

"Sainte Marie Majeure. — L'an de N. Seigneur (la date est en blanc), monsieur Arnoux, chanoine du chapitre de Notre-Dame la Principal, après avoir témoigné son zèle envers la Ste Vierge en divers rencontres, croyait de ne mourir pas content s'il n’avait fait édifier quelque chapelle publique à ceste Mère de Miséricorde. Pour ce sujet il jeta les yeux sur tous les endroits de la ville pour en choisir le plus propre et le plus encarté des autres églises et lieux de dévotion : en quelx tous bien considérés la rue du Salin contre les murailles de la ville luy pleust le plus, où il jeta les fondements. La chapelle achevée fut consacrée à N,-Dame sous le titre de Majeur, non pour être la plus grande chapelle, mais pour faire différer des autres. " Manuscrit des églises dédiées à la Vierge du frère prêcheur Vincent Laudun vers 1665

Le chanoine de Notre-Dame-la-Principale dont parle Laudun, ne fit pas édifier la chapelle, il ne fit que construire une niche pour loger la statue à la place où elle se trouvait sur la façade d'une maison qui, en 1616, appartenait au poudrier Hippolyte Ruel et à sa femme Barbe Escoffier .

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En mai 1642, les offrandes des fidèles furent si abondantes que, le 19 juillet, le chapitre de la paroisse Saint-Symphorien demanda au Conseil de Ville de les déposer dans la tour des remparts de l'actuelle porte Saint-Joseph (voir image ci contre) jusqu'à ce qu'elles se fussent élevées à un chiffre suffisant pour bâtir une chapelle convenable.

 

Déposition de Paul de Joannis, écuyer, âgé de 61 ans le vendredi 5 septembre 1642.

« Dit de plus sçavoir que plusieurs personnes dévotes et de grande considération désirant extrêmement pour leur consolation spirituelle et dévotion qu'elles portent à la très Ste Vierge de ladite image de N.D. Majour qu'il plaise audit Sr Vicaire de donner permission d'y établir un oratoire décent avec les circunstances requises tout contre ladite image. Dit ledit dessudit savoir que plusieurs personnes ont donné d'argent auxdits Srs chanoines de St Symphorien pour faire dire des messes en l'honneur de la Ste Vierge, et qu'en conséquence de ce, lesdits chanoines ont fait dessein d'achepter une maison dudit Ypolite ou partie d'icelle pour y faire construire une chapelle à l'honneur de N.D. Majour, et que en attendant tout le peuple désire que cet oratoire se face pour y célébrer la ste Messe aux rogations avec la permission des supérieurs. — Et plus n'a dit sçavoir ».

D'après un dessin de Laudun, l'édicule consistait en une construction sur plan rectangulaire, avec toiture à double égout. La porte en plein-cintre était surmontée d'une niche qui  s'encadrait d'une bordure ornée de simples volutes et se trouvait placée entre les deux pentes du couvert et au milieu.

On voit, dans un dénombrement des rues d'Avignon en 1689, que notre ruelle Saint-Joseph s'appelait alors « ruelle de Notre-Dame de la Major ».

La catastrophe de la poudrerie voisine en 1728 (voir ma note sur la poudrerie Montaud) lui fut fatale. Le nombre des dévots diminua, si bien qu'un jour elle finit par n'être plus visitée par personne.

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On voit encore, au n° 22 de la rue du Rempart-Saint-Lazare, la porte d'entrée de la chapelle et la niche qui la surmonte.La statuette en plâtre renfermée dans celle-ci n'est certainement pas la Vierge primitive ; mais la niche elle-même, dont le cadre est très usé, est conforme au dessin de Laudun. La toiture et le pignon anciens ont disparu,la construction ayant été surélevée de deux étages.

 

Quelle décadence et quelle tristesse !

 

samedi, 09 août 2014

La petite halle... de la Place Pie à la place des Carmes... aux ferraileurs

La petite halle

« Vous pouvez avoir là une jolie place. Est il nécessaire pour cela de garder cet espèce de hangar qui est affreux et je m’excuse , cette fontaine n'est pas belle. » E Daladier

Malgré la crainte de quelques conseillers de voir cette belle place avignonnaise transformée en parkings, le projet de destruction de la halle des Carmes est adopté le 17 juin 1955 .

La place Pie et ses abords ont toujours été un quartier traditionnel de marché : Couverts de Laurent Lenzi en 1563, Halle de l'architecte Franque en 1760, etc ...

emplacement de la halle édit.jpgDans les années 1860 la municipalité décida de créer ce que nous appellerions de nos jours , un marché de gros, pour les "gros sous" dirent les avignonnais. Le bâtiment de ce marché était à l'emplacement de ce qui sera la Poste puis le poste (de police).

Dans le cadre d'une extension, Eugène Pascal, architecte de la ville, présenta le 5 janvier 1883 un projet d'abri couvert destiné au marché d'exportation. Cet abri fait l'objet d'un appel d'offre . Dans sa séance du 27 Mars 1863, le conseil municipal accepta les propositions des maîtres de forge Desforger (ça ne s’invente pas!), Brochon et Festuguières frères, dont l'usine était située à Brousseval près de Wassy en Haute Marne. Cette entreprise avait déjà construit 3 halles pour la ville de Marseille. La direction des travaux fut confiée à l'architecte Grandidier.

Il s'agissait d'une halle de dimension modeste 28 mètres de long sur 13 de large, d'une superficie de 364 mètres carrés. La couverture en zinc était soutenue par 28 colonnes creuses en fonte de 0,75 m de diamètre et de 5 mètres de hauteur. Le poids total de la halle était de 27,5 tonnes.

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C'est une halle marseillaise qui servit de modèle pour le décor. Les colonnes sont unies en elles par une archivolte en fonte, ornée et ajourée, s'appuyant sur un chapiteau, avec une clef en culot ou un pendentif. La corniche moulurée est surmontée d'une crête fleurdelisée, interrompue au niveau de chaque colonne par une boule. Le faite du toit se termine par une rangée de fleurs de lys, aux 2 extrémités, un mat supportant 2 fleurs en forme de clochettes, le tout en fer forgé.

Une fontaine Wallace fut installée en 1881 à proximité.

la halle rue Florence.jpgA la fin du siècle Pourquery de Boisserin fait démolir l'ancienne commanderie des Hospitaliers de St Jean de Jérusalem puis décide le 14 février 1898 du transfert de la halle à la place des Carmes car elle gène les travaux de voiries pour le tramway électrique.

 

 

 

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Le déménagement est confié au constructeur marseillais André Gabelle et à l'entrepreneur avignonnais Mautel.

 

 

halle carmes.jpgPlace des Carmes la petite halle ne s'adonne plus au commerce d’exportation et de « gros sous ». Le samedi elle devient coquette avec son marché aux grains, aix fleurs et parfois aux oiseaux, populaire avec le marché dominical dit « aux vieux fers », joyeuse avec ces cris d'écoliers qui l'utilisent comme piste de patins à roulette, laborieuse lorsqu’elle abrite des artisans ambulants, et que dire lorsqu'un bal s'y installe !

Durant de nombreuses années l'entretien est négligé et sous prétexte du mauvais état de la toiture E Daladier la vend à un ferrailleur fin 1955.

 

 

« Ce coin du vieil Avignon pourra disparaître sans qu'en souffre le moins du monde l’esthétique de l'endroit » nous disait un article du Provençal … mais beaucoup la regretteront

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C'est sous la municipalité Roig qu'une halle, d'une nouvelle esthétique, reprendra place à la plus grande joie des marchés aux fleurs et aux puces. Les cris à rollers des enfants et les restaurateurs hantent à nouveau ce lieu.

 

samedi, 26 juillet 2014

Percée du Cours Bonaparte

Réalisée sous l’égide de Paul Pamard, elle s'inscrit dans une politique de "modernisation" urbaine, à l'instar des travaux que réalise le préfet Haussman à Paris de 1852 à 1872.

Au dépend de l'histoire et du patrimoine avignonnais... cela va sans dire.

Le projet s'inscrit dans une volonté de joindre la nouvelle gare des chemins de fer aux institutions républicaines que représentent la mairie et l’hôtel de ville !

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Au premier plan le terre plain des récents chemins de fer encore agrémenté en pelouse.

Au niveau de la grille d'entrée, le canal de la sorgue aujourd'hui recouvert

sur la droite de part et d'autre de la rue des Kiosques

Au dessus des arbres à droite, la flèche du temple St Martial, à gauche la coupole de l'église St Louis

Au fond de la perspective le clocher de N D, sans la statue, le rocher des doms avec 2 moulins