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mercredi, 15 mars 2017

La Superbe... Galère pour protestants à Marseille ?

 

Vivonne édit.jpgLettre de Louis XIV au duc de Vivonne, général des galères à Marseille

 

«  Mon cousin ;

ayant égard à la très humble supplication qui m'a été faite de la part du nommé Memet Ilkaya, qui sert actuellement sur ma galère -La Superbe- et ne paraît pas être très valide... mon intention est que vous donniez des ordres pour le faire destacher de la chaîne lorsqu’il aura fourni deux bons turcs à sa place. »

28 décembre 1680

 

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Très intéressant texte royal qui confirme, tout au moins en partie, l'idée reçue que la galère royale la Superbe n'était pas servie que par des protestants condamnés pour leur religion ou enrôlés de force

 

vendredi, 10 mars 2017

9 mars 1309

 gisant marbre  Ph le Bel.jpgEn 1296, Philippe le bel ose soumettre le clergé de France à l’impôt, la décime, pour financer sa guerre contre les flamands.

Le 8 septembre 1303, l’expédition punitive de Guillaume de Nogaret contre le pape dans sa résidence d'Agnani met un terme aux relations pacifiques entre la France et la papauté. Boniface VIII ne se remettra jamais de cette humiliation et meurt un mois plus tard.

Une période transitoire confie les clefs de l'église à Benoit XI...

Philippe le bel obtient finalement l'élection de l’archevêque de Bordeaux, Bertrand de Got, sous le nom de Clément V.

clement V 2.jpg

Il viendra s'installer à Avignon dans le couvent dominicain des frères prêcheurs le 9 mars 1309 afin d'échapper aux troubles politiques romains...

Les dominicains édit.jpg

Nous connaissons la suite, jusqu'à l'intervention de sainte Catherine de Sienne, 68 ans plus tard...

Pour revoir mes notes sur le saccage du couvent des Dominicains, cliquez sur les vignettes ci dessous

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Les frères prêcheurs 1

 

 

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Les frères prêcheurs 2

 

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Les frères prêcheurs 3

 

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Les frères prêcheurs 4

 

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Les frères prêcheurs 5

 

mardi, 17 janvier 2017

68 ans plus tard

Sur les instances pressantes de Catherine de Sienne, Grégoire XI quitte Avignon le 13 septembre 1376

Il s'installe définitivement à Rome le 17 janvier 1377

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Treize cardinaux vont élire à Rome, en septembre 1378, Robert de Genève sous le nom de Clément VII qui réinvestira le Palais d'Avignon

C'est le début du grand schisme

Mais quelle grande période pour Avignon... On en parle encore !

samedi, 27 août 2016

Revue de presse... 27 aout 1944

La Gazette Provençale

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La gazette Provençale 27 aout 1944 édit 2.jpg

vendredi, 26 août 2016

Revue de presse... 26 aout 1944

La Gazette Provençale

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La gazette Provençale 26 aout 1944 édit 2.jpg

mercredi, 10 août 2016

Aviation

10 aout 1938...

Ouverture par la compagnie Air France de la ligne Marseille Hong Kong

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"une des plus remarquable ligne du monde...  dans des conditions de parfait confort... 5 jours seulement !"  titrait la presse de l'époque

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Sur le célèbre et mythique trimoteur Dewoitine 338

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jeudi, 28 juillet 2016

28 juillet 1900

"La terrible canicule, destructrice de toute énergie, sévit depuis un mois. Avignon est une vaste étuve où l'air devient irrespirable. Dans de pareilles conditions, le moindre effort devient une fatigue; le seul fait de marcher au soleil pendant 100 mètres prend les proportions d'un exploit digne d'Hercule" Journal l'écho du jour 28 juillet 1900

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jeudi, 14 juillet 2016

Aux sources du Festival 3/3

 G Philippe 1.jpgC'est au cours du V ème festival en 1951 que Gérard Philippe se joint à l'équipe d'Avignon.

L'expérience acquise avait révélé quels pourraient être les rapports entre une compagnie théâtrale et ses spectateurs... 

 

 

 

 

Comment nouer des liens plus étroits avec le public.

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Lieu de détente et de vacances, ville accueillante, Avignon facilitait ces échanges dans un climat de liberté familière.

Les jeunes y venait chaque année plus nombreux, se logeant par des moyens de fortune, campant sur les bords du Rhône. Il parut nécessaire d'organiser un accueil pour permettre à ce public neuf de mieux profiter de son séjour et de le lier à la venue du festival.

Ainsi furent créées, en 1955, les rencontres Internationales de Jeunes.

Mille jeunes de tous les pays sont accueillis chaque année dans les lycées de la ville.

Les activités sont organisées autour de deux thèmes : le théâtre, et la découverte de la Provence.

 En 1958, les rencontres Internationales s'étant révélées insuffisantes pour répondre aux centaines de demandes, en particuliers des jeunes français, on ouvrit dans les écoles communales, un centre de jeunes où sont accueillis des jeunes gens et jeunes filles, âgés de 18 à 30 ans.

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Les 600 lits des centres de jeunes ont été insuffisants en 1966 pour répondre aux demandes.

Encadrés, comme les Rencontres Internationales, par les instructeurs des Centres d’Entraînement aux Méthodes d’Éducation Active, les jeunes peuvent participer chaque jour à des dialogues avec les comédiens, metteurs en scène, musiciens, critiques.

Depuis le dernier festival, un centre de séjour pour le public adulte, installé à la cité scolaire, est venu s'ajouter aux structures d'accueil du festival. Le prix modique de la pension, l'organisation de nombreuses activités qui viennent compléter les spectacles du soir, permettent au vaste public populaire, dont les exigences dans le domaine culturel vont croissantes chaque année, de passer à Avignon des vacances où se mêlent détente, découverte de la Provence, discussions ; joie d'aller ensemble au théâtre.

verger édit.jpg

Le « festivalier » peut aussi se rendre chaque jour à 17 heures dans le calme verger d'urbain V où lui sont présentés des lectures, des concerts, dialogues, matinées poétiques.

C'est donc une vie culturelle intense qui anime Avignon a partir du 15 juillet ; vie culturelle rendue plus intense encore depuis qu'a l'occasion du XV ème anniversaire du festival des assises nouvelles ont été données à cette grand manifestation artistique et culturelle.

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Le XV ème festival voit pour la première fois depuis 1947, trois troupes présentant chacune deux spectacles, participer au festival qui s'est prolongé jusqu'au 13 août, passant de 17 à 30 représentations .

La danse a fait son entrée au palais des papes avec le cie de Maurice Béjart.

Enfin, un deuxième lieu scénique construit devant le palais des vices légats, a accueilli la troupe du théâtre de l'atelier de Villeurbanne.

 

 C'est un nouveau succès puisque 85000 spectateurs soit une moyenne de 2791 par représentation, y assistèrent tandis que 782 manifestations diverses animaient Avignon tout au long de la journée ;

vilar.jpg"Cette volonté de renouvellement, écrit Jean Vilar,indique nettement, me semble t il, notre désir de lier plus étroitement encore l'avenir de nos manifestations au sein d'une culture qui ne peut être renouvelée, après des siècles, que par l'accès à ses trésors du plus grand nombre. La mission reste la même : faire d’Avignon à l'heure du festival un lieu privilégié du loisir populaire et de la réflexion, le rond point accueillant où théâtre et musique, rencontres, débats publics et familiers offrent un attrait supplémentaire aux charmes de la cité et de ses environs, à la noblesse et à l'histoire merveilleuse de ses monuments" Jean Vilar

* illustrations tirées du web

 

 

lundi, 11 juillet 2016

Revue de presse... 11 juillet 1940

Le Petit Marseillais

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samedi, 09 juillet 2016

Aux sources du Festival 2/3

theatre_1935 edit.jpgL'homme n’était pas un inconnu, il œuvrait à Paris au théâtre du vieux Colombier et venait d'être honoré pour sa mise en scène de "meurtre dans la cathédrale" de l'américain, Thomas Stearns Eliot.

 

 

Pourtant le succès est limité, beaucoup d'invités, 2993 spectateurs payants mais la plupart venus par estime, l'affaire n'était pas gagnée et la semaine d'art dramatique de 1947 semblait bien être la première et la dernière.

puaux vilar edit.jpgSi les élites se sont jointes au projet, les avignonnais regardent de travers ce "parigot" investir leur ville avant la rentrée scolaire... les esprits s'échauffent quelque peu... Il faut dire que le citoyen lambda est exclu sinon dédaigné...

Le vauclusien besogneux ne comprend pas, l'ostracisme est de rigueur entre les intellos parisiens et les autochtones à l'accent bien prononcé... Ce divorce se ressentira de longues années et Paul Puaux, devenu directeur du festival s'emportera même contre les tenants du cru en termes de mépris.

Il fallait agir d'abord sur le nerf de la guerre : le prix.

Une place de théâtre était de l’ordre de 800 francs à l'époque où le salaire d'un ouvrier dépassait rarement 1000 francs mensuel!

Le prix des places fut donc fixé à 100, 200 et 300 frs pour élargir le public et permettre aux moins fortunés de s'approcher "de la sainte table"

En 1951, Vilar recrute une figure emblématique : Gérard Philippe, qui venait de s'illustrer dans un film de Claude Autan Lara , "le diable au corps". Le cœur de toutes les petites avignonnaises battent déjà à l'unisson... 

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La célébrité atteint la petite ville de province, c'est le choc salutaire pour le festival.

Enfin il fallait une véritable troupe qui soit le fer de lance d'un festival digne de ce nom. Jean Vilar prend la direction du TNP alias Théâtre National Populaire et l'associe étroitement à l'entreprise.

Car il s'agit bien d'une entreprise qui est échafaudée, les bases sont enfin solides, l'édifice peut perdurer.

à suivre...

vendredi, 08 juillet 2016

Revue de presse... 8 juillet 1944

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Le Petit Marseillais

jeudi, 07 juillet 2016

Aux sources du Festival 1/3

 "L'essai que va faire Jean Vilar est remarquable par ce qu'il a d'inédit. Cette fois, on ne va pas présenter aux spectateurs des pièces du répertoire pour lesquelles on aura réuni, quelques jours plus tôt, des acteurs ayant joué les pièces cent fois, après avoir rassemblé tant bien que mal une figuration improvisée ? Ce seront des pièces nouvelles, créées pour le public par des acteurs qui les auront, pour lui, étudiées et mises au point" (le dauphiné libéré)

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Nous sommes en septembre 1947, après bien des palabres et des tiraillements, Jean Vilar réunit une troupe de jeunes comédiens pour présenter à Avignon sa "semaine d'art dramatique".

Il s'agit d'expérimenter une nouvelle conception du théâtre, basée jusqu'à présent sur les pièces solides du répertoire, présentées dans une tournée en province avec pour point d'orgue le retour triomphal dans la capitale....

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clavel.jpg Vilar prend le contre pied de "establishment" il va présenter un auteur inconnu  Maurice Clavel avec La terrasse du midi, auquel il associe deux œuvres jamais jouées en France : Richard III de Shakespeare et l'histoire de Tobie et de Sarah de Paul Claudel.

 

"Essayer après quelques autres, de rendre le théâtre à ses dimensions premières en des lieux où la grandeur naturelles soit le seul décor. C'est exactement le contraire de ce qu'on appelle une tournée" Jean Vilar

 

 

 Le décor vous l'avez compris, ce sera la cour d’honneur du palais des papes auquel sera vite associé le verger Urbain V.

à suivre...

 

mercredi, 06 juillet 2016

Le tilleul de Vénus

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Dans son histoire naturelle, Pline nous parle déjà des effets bénéfiques du vinaigre de tilleul pour les maladies de peau.

Décrite comme la plante de Vénus en raison de ses feuilles en forme de cœur, les sorcières l'utilisaient volontiers pour envouter les hommes et leur jeter des sorts maléfiques.

 

 

Les moines du moyen age découvrirent ses vertus médicinales dont nous bénéficions encore...

bain.jpgCalmantes, rafraichissantes et antispasmodiques, les infusions soignent également les troubles nerveux, les migraines et l'insomnie.

L'extrait, ajouté au bains des enfants, leur permet de jouir d'un bonne nuit de sommeil.

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Cultivé en Provence tout autour du Ventoux, les fleurs sont récoltées en juin - juillet avant de bénéficier d'un séchage à l'ombre en dessous de 35 degrés.

vendredi, 01 juillet 2016

Quand la galèjade provençale puise aux meilleures sources 1

 Les doctes savants nous apprennent que, notre désert provençal, celui là même où se perdit notre chère Mireille, était il y a des milliers d'années une embouchure de la Durance sur notre mare nostrum ce qui expliquerait l'abondance de galets.

eschyle.jpgLe campus lapideus des Romains fut le théâtre de mémorables combats, que l'imagination méridionale a rendus fabuleux.

Dans son Prométhée délivré, Eschyle prophétisait déjà la victoire d’Héraclès sur les ligures dans la bataille de la Crau...

une lutte terrible...

Les flèches étant épuisées et lui-même sur le point de défaillir, Zeus arrive à la rescousse et fait tomber une pluie de pierres qui parachève la victoire.

 

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« Tu vas en Ligurie affronter une armée,

Où, quelque valeureux tu sois, ta renommée

Se heurtera surprise à d'aussi valeureux.

C'est le destin. Les traits te manqueront contre eux ;

Tu voudras leur lancer les cailloux de la plaine,

Ce sol de sable mou n'a qu'un peu d'herbe vaine.

Zeus verra ta détresse, et, prompt à s'émouvoir,

Envahira leur ciel sur un nuage noir

D'où pleuvront en torrents de feu des pierres rondes,

Et tu vaincras ainsi, Zeus te prêtant ses frondes. »

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Les chefs des Ligures vaincus se nommaient Alb et Ligur, Albion et Bergion, selon d'autres sources , Fils de Neptune, c'étaient naturellement des pirates...

Héraclès dans la Crau

ESCHYLE

Tὸ μέντοι δυσαπολόγητον Αἰσχύλος καταμαθὼν ἢ παρ᾿ ἄλλου λαβὼν εἰς μῦθον ἐξετόπισε. Φησὶ γοῦν Προμηθεὺς παρ᾿ αὐτῷ , καθηγούμενος ῾Ηρακλεῖ τῶν ὁδῶν τῶν ἀπὸ Καυκάσου πρὸς τὰς ῾Εσπερίδας·

« ἥξεις δὲ Λιγύων εἰς ἀτάρβητονστρατόν, ἔνθ᾿ οὐ μάχης, σάφ᾿ οἶδα, καὶ θοῦρός περ ὢν μέμψῃ · πέπρωται γάρ σε καὶ βέλη λιπεῖν ἐνταῦθ᾿, ἑλέσθαι δ᾿ οὔ τιν᾿ ἐκ γαίας λίθον ἕξεις, ἐπεὶ πᾶς χῶρός ἐστι μαλθακός. ἰδὼν δ᾿ ἀμηχανοῦντά σ᾿ ὁ Ζεὺς οἰκτιρεῖ, νεφέλην δ᾿ ὑποσχὼν νιφάδι γογγύλων πετρῶν
ὑπόσκιον θήσει χθόν᾿, οἷς ἔπειτα σὺ βαλὼν διώσῃ ῥᾳδίως Λίγυν στρατόν. »

 

Ὥσπερ οὐν κρεῖττον ὄν, φησὶν ὁ Ποσειδώνιος, εἰς αὐτοὺς τοὺς Λίγυας ἐμβαλλεῖν τοὺς λίθους καὶ καταχῶσαι πάντας ἢ τοσούτων δεόμενον ποιῆσαι λίθων τὸν ῾Ηρακλέα. Τὸ μὲν οὖν τοσούτων ἀναγκαῖον ἦν, εἴπερ καὶ πρὸς ὄχλον παμπληθῆ· ὥστε ταύτῃ γε πιθανώτερος ὁ μυθογράφος τοῦ ἀνασκευάζοντος τὸν μῦθον.

STRABON, IV, 1, 7

Toutefois Eschyle, qui avait observé cette particularité ou qui l’avait apprise de quelque autre en la trouvant difficile à expliquer, la relégua dans le domaine de la fable. Voici ce que chez lui Prométhée dit à Héraclès en traçant au héros sa route du Caucade aux Hespérides :

« Tu trouveras sur ton chemin l’intrépide armée des Ligures. Et, je le sais, si brave que tu sois, tu verras là des combattants sans reproche ; c’est le destin que les traits te feront défaut en cet endroit ; quant à prendre les pierres sur le sol, impossible, car tout ce terrain est mou. Te voyant dans l’embarras, Zeus aura pitié de toi : étendant sous le ciel une nuée, d’une grêle de cailloux ronds il couvrira la terre, et toi, de ces armes, frappant les ennemis, tu disperseras facilement l’armée Ligure. »

 

Comme s’il n’eût pas mieux valu, dit Posidonios, jeter ces pierres sur les Ligures eux-mêmes et les en écraser tous, que de représenter Héraclès ayant besoin de tant de pierres contre ses ennemis. Mais en vérité il lui en fallait bien autant, puisqu’il avait contre lui une foule innombrable ; en sorte que sur ce point le mythographe mérite plus de créance que celui qui réfute le mythe.

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Le culte d'Héraclès et le nom de « Voie héracléenne » que l'on donne à ce qui deviendra plus tard la voie Domitienne atteste combien le héros était honoré dans le Sud de la Gaule comme à Glanum.

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Avignon possédait également son temple dédié à Hercule, il se trouvait au niveau de l'abside de N D des doms.
… d'une taille plutôt petite, déclarent certains auteurs; d'une stature gigantesque, dit le huitième chant de Mireille

L'inmènso Crau, 
la Crau peirouso 
La Crau antico, ounte, di rèire 
Se li raconte soun de crèire, 
Souto un déluge counfoundèire 
Li Gigant auturous fuguèron aclapa. 
inculte et aride, 
la Crau immense et pierreuse, 
la Crau antique, où, des ancêtres 
si les récits sont dignes de foi, 
sous un déluge accablant 
les Géants orgueilleux furent ensevelis. 

Dans le poème mistralien, Héraklès n'y figure pourtant pas, Zeus non plus. C'est Dieu qui soulève les aquilons pour anéantir les titans provençaux escaladant le ciel.

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Dieu duerb la man ; e lou Maïstre, 
Emé lou Tron, emé l'Âuristre, 
De sa man, coume d'aiglo, an parti tôuti tre 
De la mar founso, e de si vabre, 
E de si toumple, van, alabre, 
Espeirega lou lie de mabre , 
E 'm' acô s'enaurant, coume un lourd sagarés, 
L'Anguieloun, lou Tron e l'Âuristre, 
D'un vaste curbecèu de sistre 
Amassolon aqui lis omenas... La Crau, 
I douge vent la Crau duberto, 
La mudo Crau, la Crau deserto, 
A counserva l'orro cuberto. . . 
Mirèio, sèmpre mai, dôu terradou pairau 

 

Dieu ouvre la main; et le Mistral, 
avec la Foudre et l'Ouragan, 
de sa main, comme des aigles, sont partis tous trois; 
 de la mer profonde, et de ses ravins, 
et de ses abîmes, ils vont, avides, 
épierrer le lit de marbre ; 
et ensuite s'élevant comme un 
lourd brouillard, 
L'Aquilon , la Foudre et l'Ouragan,  d'un vaste 
couvercle de poudingue 
 assomment là les colosses. . . La Grau, 
la Grau ouverte aux douze vents, 
la Grau muette, la Grau déserte,  a conservé 
l'horrible
couverture... De plus en plus, Mireille, du terroir paternel

Que la Provence ait été prédestinée à la poésie et à l''art,  qu'elle soit l'héritière de la beauté grecque, personne n'en doute... L’extraordinaire remonte aux antiques origines chrétiennes ou païennes..

De l'extraordinaire à l'exagération les provençaux devinrent vite poètes

Ainsi, la légende lyrique de la Crau, d'Eschyle et de Strabon, a maintenu une tradition orale, où le prosaïque n'a pas sa place.

 

jeudi, 30 juin 2016

Jean Pierre Cassely... 4

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podcast

                    Château Arnoux