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lundi, 24 août 2015

Conte du Lundi... François Coppée

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                    Pilier de café

lundi, 17 août 2015

Conte du Lundi... Alphonse Daudet

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                 Jarjaille chez le Bon Dieu

mercredi, 12 août 2015

Un poème de Moural

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lundi, 10 août 2015

Conte du Lundi... Paul Arène

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                        Villégiature

mardi, 04 août 2015

Paul Manivet... la filleule d'Avignon

 La Filleule d'Avignon

 

Nous t'avons élue entre les meurtries,

Pour que tu sois nôtre et que tu souries.

Si nous ne t'aimions, nous serions ingrats :

Tu fus le rempart fraternel qui sauve ;

Tu nous épargnas l'étreinte du fauve ;

Combien de mes fils dorment dans tes bras !
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Mes chers revenants que la gloire attire

Saignent de tes maux, souffrent ton martyre ;

Dans leurs murs debout ils rêvent de toi.

Ils songent aux soirs des combats tragiques,

Où tu consolais leurs cœurs nostalgiques,

Où tu partageais leur peine et leur foi.

 

 J'ai honte d'avoir tout ce qui te manque :

 Le foyer, l'autel, l'école, la banque ;

 Nous te devons tout ce que tu perdis.

 Où sont tes maisons ?

 Rien ne reste d'elles ;

 Rien, pas même un nid pour tes hirondelles.

 Quel art de détruire ils ont ces bandits !

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Nul vol n'a souillé nos clairs paysages ;

Rien n'a dérangé nos anciens usages ;

Nul choc n'a troublé nos calmes heurtoirs.

Si, parfois, je fus dans ma chair atteinte,

La foi dans mon cœur ne s'est pas éteinte ;

Nul deuil n'attrista mes joyeux trottoirs.

 

Ici, le plaisir ; là-haut, la souffrance.

Et pourtant partout c'est le sol de France :

Sous le même ciel, quels, sorts différents!

Ma part fut trop belle : accepte mon offre ;

Si je tends les bras, si j'ouvre mon coffre,

Ce n'est pas un don que je fais, je rends.
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Je me priverai de ce qui me pare ;

Des biens préférés dont je fus avare.

Je veux que tu sois belle, comme avant,

Avec ton clocher aux voix coutumières ;

Tes enclos fleuris de roses trémières ;

Car, si tu péris, c'est en me sauvant.

 

Ainsi tu veux bien être ma filleule ?

Je suis gaie et jeune encor, quoique aïeule ;

Je pourrai penser à toi sans remords ;

Je n'entendrai pas de justes reproches

Se mêler aux chants de mes fières cloches ;

Je me sentirai plus près de mes morts.

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Ton nom est déjà doux à notre oreille :

Esnes, moins chantant que Laure ou Mireille,

Mais tendre et discret, comme un ciel meusien.

Notre âme sera désormais la même ;

Chacun de tes fils que j'adopte et j'aime

Aura-deux foyers, le nôtre et le sien.

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 L'âpre hiver te tient recluse?

Que n'ai-je Assez de soleil pour fondre ta neige !

 Nous nous rejoindrons dans le souvenir.

 La même douleur, hélas, nous rassemble ;

 Parler des absents, les pleurer ensemble,

 N'est-ce pas un peu les voir revenir ?

 

A M. Bec, maire d'Avignon. (1919 1925) Paul Manivet

 

 

lundi, 27 juillet 2015

Conte du Lundi... Joseph Roumanille

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                      Le joueur

lundi, 20 juillet 2015

Conte du Lundi... Fernandel récite

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           Les haricots de Pitalugues, lu par Fernandel

lundi, 13 juillet 2015

Conte du lundi... Alphonse Daudet

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      Le Pape est mort

lundi, 06 juillet 2015

Conte du lundi... Paul Arène

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                 Chien d'aveugle

mardi, 26 mai 2015

Une idylle comtadine

 L' échalier

 

C'était le soir d'un beau dimanche.

Des deux côtés de l'échalier

 Séparant le clos du hallier,

Jeune garçon et jeune fille,

L'un svelte et fort, l'autre gentille,

Riaient beaucoup, parlaient un peu,

 Sans se lasser d'un si doux jeu.

 

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De quoi causait le couple tendre ?

 Était-ce d'un baiser à prendre,

Du bal prochain, ou du pardon,

 Quand pour cher gage un joli don

Viendrait redire à la payse

 Le baiser pris, la fin promise ?

 

Curieux, mais pas trop méchant,

 J'étais caché pas loin du champ,

 Tout juste assez pour bien entendre

 Ce que disait le couple tendre.

 

Ils se croyaient au paradis.

Pierre avait ses plus beaux habits ;

 Nannon, croix d'or et coiffe blanche :

 C'était le soir d'un beau dimanche.

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Mais ils avaient, ce qui vaut mieux,

 Le cœur aimant, le front joyeux.

 Nannon disait : « Pour le ménage,

 Tu n'en verras pas au village

Plus propre et plus beau que le mien.

Si je n'ai pas beaucoup de bien,

 Nous nous aimerons tant, mon Pierre,

 Qu'on envîra notre chaumière. »

Femme économe est un trésor ;

 Bon laboureur vaut mieux encor.

 

« Le soir, après notre prière,

 Entre le crucifix de pierre

Et le rameau de buis bénit,

D'ici je vois le joli nid ;

 Mère a payé toute la chambre. »

 

Pierre pensait : « C'est loin septembre ! »

 

Rien qu'à se regarder se trouvant tout heureux,

 Ils se turent bientôt les jeunes amoureux.

 

 

Déjà baissait le jour ; des montagnes prochaines,

 Des grands bois de sapins, des longs rideaux de chênes,

 Sur les prés, dans les champs, l'ombre allait s'allonger ;

 Ils rêvaient de rubans, de bouquets d'oranger,

Des beaux habits tout neufs de drap fin sentant l'ambre ;

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Et Pierre se disait : « Que c'est donc loin septembre ! »

 

Sur leurs lèvres c'était un doux miel que leur nom ;

Et quel charmant refrain : « Mon Pierre, ma Nannon, »

 Commençant chaque phrase, achevant toute chose !

 Après les jolis riens vint une longue pause.

 

 Autour d'eux, gais comme eux, mésanges et pinsons,

 Aux cimes des ormeaux, épars dans les buissons,

 De retour des guérets sur la branche qui ploie,

Semblaient tous à leur vue être heureux de leur joie,

 Et, fêtant à l'envi le coucher du soleil,

 S'époussetaient, baignés dans un rayon vermeil.

 

Les dernières clartés, dorant tout à la ronde,

 Rendaient aussi Nannon plus gentille et plus blonde.

 

 

« Pierre, il me faut partir ; mère me gronderait. »

 N'être qu'en mai ! » songeait Pierre, sourd ou distrait,

 En lui pressant toujours, à pleine main brûlante,

 La main qui le quittait, — oh ! bien douce et bien lente,

 Car, bien que la maison fût au bout du verger,

 Fille sage toujours doit savoir se ranger.

 

 

« Eh ! quoi ; déjà partir ! que l'heure a passé vite !

 Huit jours encore, huit jours....qu'à regret je te quitte !

 Pour t'aimer, pour te voir, il n'est, ô ma Nannon,

 «Ni d'amour assez grand, ni de jour assez long ! »

 

Elle allait, front rêveur et joyeux, cour en fête,

 Pas à pas, lentement, tournant parfois la tête.

Courbé sur l'échalier, pensif, son amoureux

L'accompagnait du cœur, et l'embrassait des yeux.

Enfin il se leva. Linots et rouges-gorges,

 Avant de s'endormir, gazouillaient dans les orges ;

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Dans les champs d'alentour s'appelaient les perdrix.

 Notre gars leur chantait ce refrain du pays :

 Cœur qui d'amour rêve et soupire

A-t-il enfin ce qu'il désire ?

 

                                                                                                         G. d'Audeville

 



 

mercredi, 06 mai 2015

Fable comtadine en vers... Toujours d'actualité !

 

Le singe candidat

 

Le singe, un jour, voulut devenir député.

Ne riez pas, messieurs, un singe en vaut un autre,

C'était là son avis ; il se passa du nôtre.

Il avait un peu lu, pas trop mal écouté ;

Prêt à se ruiner en superbes promesses,

Assurer aux badauds bombances et liesses

 

Que faut-il donc de plus Pour être au nombre des élus ?

Avec un perroquet pour premier secrétaire,

Pour l'écouter un peuple de serins,

Pour éloquence une blague à tous crins,

Il pensa se tirer utilement d'affaire.

 

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Ainsi dans son discours s'exprima l'orateur :

« Très chers concitoyens, mes juges, mes arbitres,

Vous avez devant vous un vrai réformateur.

Pour vous plaire qui donc montrerait plus de titres ? »

 

« Avec moi vous aurez des siècles de bonheur

Les arbres, chaque été, messieurs, auront plus d'ombre;

Le jour sera plus clair, la nuit beaucoup moins sombre ;

Il faut que l'âge d'or nous rende son éclat !Des ronces tombera du thé, du chocolat ;

 

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Le beurre, un peu vieilli, ne sera jamais rance ;

Les saumons, sauce au choix, nageront en Durance ;

Lièvres et lapins, en dansant tout en rond,

Par groupe au rôtissoir gaîment s'embrocheront.

Dans un bain succulent d'excellentes orties,

 Les cailles tomberont du ciel toutes rôties.... »

 

« La vérité, captive au fond de son vieux puits,

Changeant de résidence après bien des ennuis,

Ce qui, vu notre temps, n'étonnera personne,

Élira domicile aux bords de la Garonne.

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Parole de Normand vaudra mieux qu'un écrit.

On verra certains sots même avoir de l'esprit.

Vous le voyez, messieurs, c'est la grande réforme,

 « Avec moi, foi de singe, on n'attend pas sous l'orme. »

 

Oh ! que c'était bien dit ! Le peuple aime toujours

 Qui le trompe et le berne en de pompeux discours.

 Dites-lui qu'il sait tout, il vous croit sur parole ;

 Qu'il peut tout, vous pouvez monter au Capitole.

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Parmi tous les serins, les ânes et les veaux,

Ce n'était que vivats, que très bien, que bravos....

Le renard eût voulu risquer quelque critique,

Mais le peuple était là, fier, frémissant, épique....

Le succès était mûr et l'affaire enlevée.

O triomphe ! ô bonheur ! ô la gloire rêvée !

Le singe sans conteste, à l'unanimité

Fut élu député.

Quel que soit l'animal, surtout s'il est un homme,

Si perroquet qu'il fût, si singe qu'il sera,

Il trouve, il a trouvé, pour sûr il trouvera,

A Paris, comme à Rome,

Demain, comme aujourd'hui, Plus singe et plus bête que lui.

 

                                                                           G. d'Audeville

 

illustrations tirées du net

 

mardi, 02 décembre 2014

Pichot vin, pichot latin

 

Roumanille édit.jpgDeux ans après la mort du poète, l'Armana Prouvençau fait paraitre " Pichot vin, pichot latin".

Ce célèbre conte est en fait une réplique provençale d'un poème de Gustave d'Auville,  dont se régala Roumanille et dont je ne peux m’empêcher de vous livrer l'original .

 

 

Un bon évêque, aimé de son clergé,

Lui prodiguait faveurs paroissiales,

Bontés, sermons, visites pastorales...

Il en était pour ce, très souvent hébergé.

Comme il ne voulait pas cependant être en reste,

Il se fit de retour un gracieux devoir,

A chaque occasion, de le bien recevoir.

L'accueil était parfait, quoique simple et modeste.

« D'un Bourgogne ordinaire achetons un tonneau, »

Se dit le saint prélat. Bientôt sur étiquette

Il en fit acheter. Ne buvant que de l'eau,

Il dut s'en rapporter à la bonne franquette.

Le marchand le trompa : c'était de la piquette !

L'évêque, s'endormant dans son doux préjugé,

Bientôt du faux nectar inonda son clergé.

« Comment le trouvez-vous ? » se plaisait-il à dire

Aux vicaires, curés.... à tous ses invités,

Qui toujours poliment lui répondaient sans rire :

« Excellent, Monseigneur, digne de vos bontés. »

L'évêque était myope et sur toutes les faces

Ne pouvait voir combien se passait de grimaces.

Quand un certain abbé, vrai curé de canton,

Au parler libre et franc, quoique plein de bon ton,

Fit, un jour, au prélat cette fine réponse :

« Bonus vinum loetif..... — Assez, monsieur, assez, »

Dit l'évêque, « la fin, croyez-le, je la sais. »

Puis enfin sur le ton d'une aimable semonce :

« Oh ! monsieur le curé, c'est du petit latin ;

« Bonus vinum?.... c'est là du latin de cuisine.

— « Distinguo, Monseigneur, » — dit le curé malin —

« Que votre Grandeur daigne,— à ses pieds je m'incline,—

 Goûter un peu son vin : c'est du vin de cuisine.

 Elle dira, j'en suis certain :

A petit vin, petit latin. » 

 

 

G. D'Audeville.

 

 

 

 

mercredi, 26 novembre 2014

Le poète Anne Bignan à propos du tableau la tempète de J Vernet

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Le poète, Anne Bignan,  dans des vers peu connus, évoque le courage déployé par Joseph Vernet, lorsqu'il se fit attacher au mât d'un navire pendant une violente tempête, pour mieux en saisir le rythme grandiose et faire surgir ses sensations dans l’exécution de son œuvre

 

 

 

Tandis que, retraçant ce modèle sublime,

 Sur les cieux enflammés ou sur le noir abîme

 Il attache à la fois sa pensée et ses yeux,

On dit que, balancé dans les flancs d'un nuage,

 Un fantôme, à travers l'orage,

Laissa tomber vers lui ces mots mystérieux :

 VERNET ! comme Dieu des tempêtes

 C'est moi qui règne sur les mers ;

L'enthousiasme des poètes

Souvent m'a dû leurs plus beaux vers.

 Camoëns, fort de son audace,

 Chantait encore sous la menace

De l'Océan qu'il affrontait.

 Le même courage t'inspire,

 Ta palette sera ta lyre,

 Et tu peindras comme il chantait.

Aquilon, mugis sur sa tète,

 Flots, entr'ouvrez-vous sous ses pas ;

 Monde, que ta chute s'apprête,

Son cœur ne s'ébranlera pas.

 Du haut de ce mât qui l'enchaîne

 Suspendu sur la mer lointaine,

 Il la contemple sans pâlir.

 Tout frémit lui seul immobile

Mesure d'un regard tranquille

L'onde qui vient l'ensevelir.

la tempète de Vernet.jpg*

 

En vain autour de lui l'Océan roule et gronde,

Par l'étude absorbé, dans une paix profonde,

Comme un autre la fuit,

VERNET attend la mort.

Dans le commun effroi, son courage s'isole

Et son génie est la boussole

Qui parmi tant d'écueils le guide vers le port.

Oh ! dans quelle divine extase

Tout son talent s'est recueilli !

Ces foudres dont le ciel s'embrase

Et dont les flots ont tressailli ;

Ici ces rochers qui se dressent,

Là ces débris qui disparaissent,

Partout la mer et le tombeau :

Combien ce spectacle terrible

A tous les yeux paraît horrible !

Mais, pour VERNET, comme il est beau !

* Tempête en méditerranée, Musée Paul Getty 1776

 

 

 

 

 

 

 

 

 

jeudi, 20 novembre 2014

Des auteurs de chez nous 3 ... Jean Pierre Cassely

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François Malherbe *

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jeudi, 13 novembre 2014

Des auteurs de chez nous 2 ... Jean Pierre Cassely

léon Vérane.jpgLéon Vérane *

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