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mercredi, 12 novembre 2014

Des auteurs de chez nous 1 ... Jean Pierre Cassely

giono.jpg

Jean Giono *

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* document France bleu

jeudi, 02 octobre 2014

Un liame de rasin

Avignon orage.jpg

 

Mis Amour pèr Avignoun

Mes Amours pour Avignon

S'ère na d'Itàli e dins lou tèms que cante,

Se nous avien bandi, tóuti dous emé Dante,

E se Petrarco èro moun noum,

Adessias, cridariéu, la Touscano e Flourènço!

Garde touti mi vers pèr touto la Prouvènço,

E mis amour pèr Avignoun.

 

 

S'ère lou Papo à Roumo, et s'aviéu la cresènço

Que Roumo se fai vièio e toumbo en descacènço,

E que dèvo chanja soun noum,

Coume sus lou Roucas ounte la vesèn sèire,

Bastirièu dins tres jour la gléiso de Sant Pèire

Subre la Roco d'Avignoun.

 

S'ère lou Rose grand que reboumbis sus terro,

Que vai jusqu'à la mar, que la mar n'èi tant fièro,

Après Genevo, après Lioun,

En m'enanant nega, passariéu à touto ouro,

Passariéu tou lou jour, coume un ome que plouro,

Davans la porto d'Avignoun.

 

Si j'étais né en Italie, et dans le temps que je chante,

Si on nous avait bannis, tous les deux avec

Dante,

et si Pétrarque était mon nom, adieu! crierais-je, la Toscane et Florence!

Je garde tous mes vers pour toute la Provence,

et mes amours pour Avignon.

 

Si j'étais le Pape à Rome, et si je croyais

que Rome se fait vieille et tombe en décadence,

et que je doive changer son nom,

comme sur le Rocher où nous la voyons assise, je bâtirais dans trois jours

l'église de Saint-Pierre

sur la Roche d'Avignon.

 

Si j'étais le Rhône majestueux qui rebondit sur terre,

qui va jusqu'à la mer, dont la mer est si fière,

après Genève, après Lyon,

en m'en allant noyer, je passerais à toute heure, je passerais tout le

jour, comme un homme qui pleure,

devant la porte d'Avignon.

 

 

 

 

Alphonse Dumas extrait d'un liame de rasin (une grappe de raisin)

 

 

mercredi, 16 juillet 2014

En hommage à Tom Simpson... poème anonyme de 1885

LE VENTOUX

 

Mi è grato il sonno e più l'esser di sasso. Miquel Ange.

Là-bas, à l'horizon, vers les portes de France,

S'élève le Ventoux, colosse de Provence,

Drapé dans son manteau vermeil.

Il se mire, éternel, dans les eaux du grand Rhône,

Et quand l'aube paraît, il semble, de son trône,

Garder le palais du soleil.

 

Il voit naître et grandir et fuir, comme des gnomes,

Les dieux, les conquérants, les siècles et les hommes

Confondus dans le noir chaos ;

Leurs gloires sont, pour lui, de légères fumées

Que lèvent, en passant, des troupes de pygmées,

Courant vers l'éternel repos.

 

Impassible, il a vu défiler vos escortes

Et combattre ou mourir vos superbes cohortes,

Hannibal, Marius, César !

Et de tant de grandeurs ou d'aussi fortes races

A peine ses forêts gardent-elles des traces

Que nous révèle le hasard !

 

Il a vu s'écrouler, vieilles cités cavares,

Vos remparts ébranlés par les coups des barbares

Venus des régions du Nord ;

Il a vu, devant eux, fuir, à travers les plaines,

Les vétérans vaincus, et les aigles romaines

Un jour arrêter leur essor !

 

Il vous a vus passer,

vieux comtes de Provence,

Et jadis ses échos redirent la vaillance

De vos fiers et preux chevaliers.

Vous avez disparu, vaincus par la nature,

Mais lui, toujours debout, sur vos tombeaux murmure

 

Vos grands noms à vos héritiers !

Il vous a contemplés, pontifes d'Italie,

Élevant à ses pieds, ô sublime folie,

Les palais, les donjons, les tours

Dont les sombres créneaux et les voûtes de pierre

Abritèrent, un jour, les successeurs de Pierre

Et le dernier des troubadours.

 

Et quand ces souvenirs ne sont plus que poussière,

Quand nous redemandons tous ces noms à la terre,

Le vieux géant seul nous répond,

Car seul il vit passer, sombre témoin des âges,

Les hommes et le temps, sans subir leurs outrages,

Sans se courber sous leur affront !

 

C'est que, si les hivers, l'ouragan, la tempête,

Hurlent dans ses ravins ou blanchissent sa tête

Et de ses flancs font leur séjour,

Sur ses âpres sommets, ils arrêtent leur course

Et, calmant leur fureur, redeviennent la source

De la jeunesse et de l'amour.

 

Ils déversent, à flots, jusques dans ses abîmes,

Les neiges, les glaciers, amassés sur ses cimes ;

Ils en nourrissent ses avents ;

Et de ses profondeurs, aux voix mystérieuses,

Les ondes bondissant en nappes furieuses

Naissent rivières ou torrents.

 

Il emplit et conserve, amant toujours fidèle,

La coupe d'émeraude où la Sorgue étincelle

En roulant ses flots argentés ;

Il lui verse, à pleins bords, la force et la puissance,

Et son ombre la suit emportant l'abondance

Vers les moissons et les cités.

 

Il contemple, pensif et rêveur, dans la brume,

La grande mer blanchir ses rivages d'écume

Ou bondir en rongeant leurs bords ;

Et, dans les nuits d'été, dont l'ombre les rassemble,

On entend ces géants, se concerter ensemble

En de mystérieux accords.

 

Sur la terre de France, il veille en sentinelle,

Souriant à ses fils, quand sa voix les appelle

Pour la défendre ou pour mourir.

Et si parfois, vaincus, ils pleurent la défaite,

Il montre fièrement à leur troupe inquiète

Son front penché sur l'avenir.

 

Et l'avenir, un jour, triste et sombre mystère,

Se lève radieux, versant sur notre terre

La science et la vérité.

Et ces deux nobles sœurs vont tresser la couronne

Qu'elles déposeront sur les sommets où trône

Son immortelle majesté.

 

Car déjà sur la foudre, en leurs mains balancée,

Les descendants de Chappe ont jeté la pensée

Aux quatre coins de l'univers.

Et leurs fils, arrachant leurs secrets aux orages,

Des mers et des moissons détournent les ravages

Qu'avaient présagé leurs éclairs.

 

Et tandis qu'autour d'eux, notre humaine cohue,

Sans boussole et sans frein, avec rage se rue

Sur d'insaisissables trésors ;

Tandis que nous livrons de stériles batailles

Et souvent de l'honneur menons les funérailles

En de fougueux et vains transports.

 

Ils s'en vont, méditant leurs utiles conquêtes,

Compagnons du travail, élever sur les crêtes,

Le temple saint et respecté,

Où, dominant les monts, les vallons et les plaines,

Ils viendront s'abriter et, dans les nuits sereines,

Interroger l'immensité !

 

Poursuivez, ô savants, sans fatigue et sans trêve,

Le paisible labeur qui par vos mains s'achève

Au sommet du vieux mont gaulois !

Légion que n'atteint ni l'oubli, ni l'injure,

Allez, d'un pas tranquille, à la grande nature

Ravir ses secrets et ses lois !

 

Vigilants laboureurs, dans l'immense domaine

Que défriche et parcourt l'intelligence humaine,

Vous creusez le plus pur sillon ,

Car vous appartenez à l'esprit qui féconde

Et qui demain, ira jusqu'aux confins du monde

Planter son brillant pavillon !

 

Il semble que déjà, secouant sa tristesse,

Tout fier du monument qui sur son front se dresse

Le vieux Ventoux va rajeunir,

Et qu'en vous contemplant de son regard moins sombre,

Il sourit à votre œuvre ou qu'il veut de son ombre

Vous protéger et vous bénir !

 

Déjà, dans ses ravins, et sur l'aile des brises,

On l'entend murmurer à nos foules éprises,

Vos noms mêlés à ses échos ;

En attendant qu'un jour, de sa cime éternelle,

A nos fils oublieux sans cesse il les rappelle

Et les dispute à vos tombeaux !

 

jeudi, 01 mai 2014

Alphonse Daudet... La mort d'Alfred de Musset 1 er Mai 1857

Alphonse_Daudet_Le_pere_Achille.jpgUn soir que je rêvais dans sa chambre déserte

 Depuis sa mort,

 Un oisillon s'en vint de la fenêtre ouverte

 Raser le bord.

 Il s'en vint, secouant du bec sa robe grise,

 Et sans effroi,

                                   Sans façon, je le vis, à ma grande surprise,

                                          Entrer chez moi


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Mort d'Alfred de Musset

Extrait des Amoureuses de Daudet

lundi, 16 décembre 2013

Alphonse Daudet... pour le temps de Noël

Daudet.jpg

 

 Les contes de notre enfance

 

 


podcast

                                                        Les trois messes basses

dimanche, 17 novembre 2013

Marcel Pagnol ... Ses origines vauclusiennes... L'enclave des Papes

Marcel Pagnol, Aubagne, le Garlaban... oui! Mais on oublie trop souvent l'enclave des Papes, attestée sur au moins 9 générations !

Pagnol

Cliquez sur l'arbre pour le faire grandir

lundi, 11 novembre 2013

Paul Arène... Le secret de Polichinelle

PaulArene.png
podcast

               Le secret de Polichinelle

lundi, 04 novembre 2013

Paul Arène... la mort des cigales

Paul Arène
podcast

                        La mort des cigales

lundi, 28 octobre 2013

Conte du lundi ... Épopée mistralienne

 

Frédéric Mistral Paul Saïn.jpg Le chantre de la Provence


podcast

                      Mireille Chant 1 (28 minutes environ)

 

 

 

Bouquerie Mistral.jpg

Rue Bouquerie

lundi, 21 octobre 2013

Alphonse Daudet... Premier habit

Daudet.jpg

 

 

 Souvenirs de jeunesse


podcast

                     Premier habit

lundi, 14 octobre 2013

Alphonse Daudet

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 Alphonse Daudet

 


podcast

                     Les Amoureuses - Le Rouge gorge

lundi, 07 octobre 2013

Paul Arène... drôle de chasse

Paul Arène


podcast

                    Le tambour de Roquevaire

lundi, 30 septembre 2013

Alphonse Daudet... Les étoiles

 

Daudet

 

 

Lettres de mon moulin

 

Excusez la prononciation "Lubéron"...

 

Que ça ne gâche pas votre écoute... c'est si beau !

 
podcast

                                                            Les étoiles

lundi, 23 septembre 2013

Jean Henri Fabre

Jean Henri Fabre

 

Je ne vous ferais pas l'injure de vous présenter l'entomologiste Jean Henri Fabre, cet aveyronnais devenu provençal, l'Homère des insectes

Avignon lui a consacré une rue longeant le jardin anciennement appelé jardin des plantes, en prolongement de la rue des Lices, débouchant sur la rue de la république.

 

 

 

Jean Henri Fabre

 

Cependant, il logeait dans la rue des teinturiers, il aurait été plus logique de lui attribuer une rue dans ce secteur, mais il faut croire que la place était déjà prise.

je voudrais simplement vous faire partager quelques extraits de ses souvenirs entomologiques dont tout le monde parle et que personne (sauf les japonnais peut être) n'a jamais lu...

Outre sa science, quel merveilleux talent de conteur, Je vous laisse savourer.

 


podcastLes nécrophores, souvenirs entomologiques (17 minutes environ)

lundi, 16 septembre 2013

Alphonse Daudet

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Les lettres de mon Moulin... éternelle Provence


podcast

La diligence de Beaucaire (10 minutes environ)