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mardi, 03 novembre 2015

Descroutadou

descroutadou 5 rue Roquille 01.jpg

la simplicité même, 5 rue Roquille

mercredi, 28 octobre 2015

Descroutadou

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12 bis rue du Roi René

 

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samedi, 24 octobre 2015

Le saccage du patrimoine conventuel... Sainte Claire 2/2

Cet ancien cloître fut en somme la cour de l'école que  fréquenta Frédéric Mistral du temps où il était élève du pensionnat de M Millet entre 1841 et 1845, les bâtiments correspondent à l'emplacement de l’office, des cuisines... Voici ce qu'en disait Mistral :

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 Mais Combien sont plus heureux... les valets et les bergers de notre mas » Mistral ne supporte pas le pensionnat, à pas encore 15ans il fugue par une belle après midi empruntant la route de Pont St esprit sur la rive droit du Rhône. Son but : rejoindre l'abbaye de Valbonne !

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 « Tu iras frapper à la porte du couvent ; tu prieras, tu pleureras, jusqu'à ce qu'on veuille te recevoir ; puis une fois reçu, tu vas, comme un bienheureux, te promener tout le jour sous les arbres des forets, et, te plongeant dans l'amour de Dieu, tu te sanctifieras comme le fit le bon Saint gent »

 Que de rêves d'adolescents !

Quelques vestiges de voûtes se retrouvèrent dans certaines demeures dont une fréquentée régulièrement par notre célèbre Madame de Flandresy et qui se trouvait le long de la rue du Roi René.

 Le jardin de l'immeuble portant le N° 20 qui appartenait à l'architecte Joël Pastré, correspond presque en totalité au centre du cloître, enfin cette demeure fut acquise par la ville qui en fit le service de l'urbanisme.

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La maison de l'architecte Joel Pastré côté jardin

 Les ruines de cet emblématique monument semblent sauvées, aménagé en jardin.

Sainte Claire protège t elle toujours les habitants du quartier ?

Rien n'est moins sur si l'on considère les petits trafics qui s'y déroulent...  le lieu devient scénique le temps du festival...

La littérature et l'esprit de Pétrarque planent toujours sur cet endroit de la Provence mythique

 

vendredi, 23 octobre 2015

Le saccage du patrimoine conventuel... Sainte Claire 1/2

Couvent de Ste Claire en 1618.jpgLe couvent sainte Claire

  Il occupait pratiquement tout le pâté de maisons circonscrit actuellement par les rues du roi René, Pétramale, du Crucifix et place Noël Biret.

 Une plaque commémorative, rue du Roi René, en rappelle non seulement le souvenir, mais aussi le jour où Pétrarque aurait, en avril 1327 aperçu Laure pour la première fois.

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 Le premier couvent élevé vers 1239, fut reconstruit au XIV ème siècle, il dépendait de la paroisse de Saint Géniès.

 L'église, parfaitement orientée vers l'est comportait trois chapelles, elle se présentait perpendiculairement au débouché de la rue Grivolas.

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Le cloître contigu à l'église, comprenait un promenoir à arcades entourant un jardin, autrefois cimetière .

Une croix en occupait le centre. Tout autour se dressaient les bâtiments conventuels avec dortoir, réfectoire, chapitre, caves...

 

Traces des arcades du cloitre.jpg

Les traces des arcades sont encore visibles dans ce qui est devenu un jardin

 A l'angle du « petit Paradis » et de la rue du Crucifix, se trouvait une cour avec un puits à roue. Il y avait aussi le lavoir, le bûcher, le four, la boulangerie.

 Un jardin occupait l'angle des rues du Crucifix et Pétramale :

 Au XVIII ème siècle, lors de sa visite, l’archevêque d'Avignon ( très probablement François Manzi) avait fait remarquer que le mur bordant la rue du crucifix était d'une hauteur insuffisante car l’Aumône Générale étant visible, le regard pouvait plonger dans l'enceinte du couvent, ce qui n'était pas la règle.

 A la révolution, les "Dames de Sainte Claire" doivent fuir, le couvent est saccagé, dépouillé de tous ses biens meubles, tableaux, vêtements sacerdotaux, vases sacrés.

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Saisi comme bien national, il fut morcelé et vendu. Il servit dans un premier temps comme carrière de pierre pour les habitants du quartier.

 En Vendémiaire An 4, on projeta d'ouvrir une voie au milieu des bâtiments, qui aurait été la continuation de la rue Grivolas et serait venu abouti au carrefour Pétramale, Crucifix, Vieilles études ? Elle aurait pris nom : rue sainte Claire. Mais ce tracé ne le fut qu'à titre de plan.

Cette partie avait été encore menacée de disparition  par les  "nouveaux projets"» de trouée sous le mandat du célèbre Pourquery de Boisserin . A l'époque un journal écrivait : 

" ce ne sera qu'une contribution de plus à l'enlaidissement de notre cité, tout en favorisant le passage du Mistral … et l'on sait que dans notre ville, les angles et les contours servent surtout de brise vent ! "

mercredi, 21 octobre 2015

Descroutadou

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54 rue Thiers

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mercredi, 14 octobre 2015

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Serait ce le "Tau" de Saint Antoine ?

mercredi, 07 octobre 2015

Descroutadou

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29 rue Guillaume Puy

mercredi, 30 septembre 2015

Descroutadou

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Au 6 de la rue Buffon

On a mal pour lui !

mercredi, 23 septembre 2015

Descroutadou

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Au 8 de la rue Buffon

mercredi, 16 septembre 2015

Descroutadou

Parce qu'ils ont quasiment disparu à la faveur des réfections de chaussée...

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A tout Seigneur tout honneur : Ceux de l’hôtel de Montaigu

jeudi, 10 septembre 2015

Jean Pierre Cassely

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podcast

                 La lavande

samedi, 05 septembre 2015

Double jeu de faussaires provençaux 2/2

Jeux de double parmi les faussaires

Son histoire mouvementée se complique au XVI ème siècle, certainement après le transfert du retable au prieuré de Boulbon, lorsqu'un chroniqueur pense avoir retrouvé le portrait du pape Jean XXII.

St-Marcellin_de_Boulbon édit.jpg

L'église Saint Marcellin où se déroule toujours la procession des fioles les 1 er et 2 juin*

En effet en haut à droite, se trouvent ces lettres en forme de sigles : Jo.c.XX;II,ce qui signifie que le sujet de son œuvre est tiré de l'évangile selon saint Jean, chapitre XX, verset 2. :

« Elle (Marie Madeleine) courut donc et vint trouver Simon-Pierre et l'autre disciple que Jésus aimait, et leur dit: 'Ils ont enlevé du sépulcre le Seigneur, et nous ne savons où ils l'ont mis."

Un lecture erroné d'un paléographe amateur transforma cette information évangélique en Jean XXII , c'était d'une logique implacable puisque le prieuré de Boulbon dépendait alors du chapitre de St Agricol fondé par le pape Jean XXII.

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Un escogriffe de peintre ajouta (certainement sur ordre) les armes du Pape sous l'inscription "Jo.c.XX;I"...

 

 

 

 

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...plaça les armes du chapitre de Saint Agricol, inscrit le nom de Saint Agricol près de l’évêque...

 

 

 

 

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Grâce à ces deux faussaires, l'affaire fut vite expédiée et désormais Boulbon eut un portrait authentique du pape Jean XXII peint par un de ses contemporains.

* Pour la petite histoire, l'entrée de la chapelle est interdite aux femmes lors de cette cérémonie. Marie Mauron, notre chantre provençal au caractère certain...  se déguisa en homme...  et parvint à se faufiler dans le lieu saint !

 

 

vendredi, 04 septembre 2015

Double jeu de faussaires provençaux 1/2

 Une œuvre polémique :

Splendeur de la peinture provençale, le retable dit de Boulbon est un chef d’œuvre dont le musée du Louvre nous a dépossédé pour quelques louis d’or dans les années 1900.

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Retable sur bois d'1 m 72 sur 2 m 28, il a été transposé sur toile tant le support était dégradé

 

Contemporain des œuvres d'Enguerrand Quarton a qui il avait été faussement attribué, il pourrait bien être l’œuvre d'un de ses élèves, mais on cite aussi un certain T Hugoniet ou un autre Chugoinet, la controverse n'a jamais été vraiment résolue.

le donateur édit.jpgIl aurait été réalisé en 1450 pour le chapitre de St Agricol.

Nouveau différend sur le donateur, représenté ci contre.

Serait ce le chanoine Jean Armagnac donateur du tableau du couronnement de la Vierge d'Enguerand Quarton, serait ce le cardinal Alain de Coétivy ou le légat Pierre de Foix… rien n'a été définitivement tranché.

 

Vers 1530, il se retrouva mystérieusement dans l'église Saint Marcellin de Boulbon dépendance de ce même chapitre il est vrai.

Transféré dans la sacristie de la nouvelle église St Joseph, il y croupit jusqu'à la détérioration du support, vendu 5000 francs or par la fabrique en 1904 au musée du Louvre (de préférence au musée Calvet qui s'était porté acquéreur mais qui aurait trop « lambiné » dans ses démarches) qui le transférera sur toile pour l'exposer parmi les primitifs.

 

L’œuvre n'est pas une vision de la résurrection. Pas de gardes romains jetés à terre, pas d'effet visuels, ce corps ressuscité mais toujours meurtri n'est pas encore le transfiguré annoncé par les textes.

Œuvre des plus  curieuses s'il en est...

à suivre...

 

samedi, 29 août 2015

Devinette du jour 2/2... ça se passe quai de la ligne

Au risque de vous décevoir, point de souterrain secret du temps des Papes... mais des abris creusés en mai et juin 1944 par les troupes d'occupation allemandes qui avaient réquisitionné tous les immeubles des bords du Rhône quai de la ligne.

Bord du Rhone édit.jpg

 Les constructions le long du rocher cachaient les activités de l'occupant

 Bien à l'abri des regards, ils entreprirent le creusement de ces caches dans le plus grand secret ...

Voici la description qu'en a fait Robert Bailly :

 "Cet abri comprenait deux parties desservies chacune par une entrée. La première, celle de gauche en regardant la muraille accédait à une galerie de près de 62 m de long pour une hauteur de 2,20 m et une largeur de 2 m, qui permettait d’arriver, après s’être enfoncée de plus d'une vingtaine de mètres dans la roche, dans quatre salles communiquant toutes entre elles par des allées de 2 m et 3,50 m de longueur avec voûte à 3 m du sol.

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 Au sud ouest de ce dernier ensemble, un ultime boyau dont on ne sait rien avait été aménagé, peut être condamné par l'occupant.

 Ces galeries développent leur parcours sur près de 245 m, les allées pour leur part, occupent environ 145 m²,chiffres à souligner d'autant plus qu'il y a plus de quarante ans on ne possédait pas et de loin le matériel utilisé de nos jours pour de tels travaux."

 

Plan souterrains sous le rocher édit.jpg

 

Elles auraient servi certes d'abri contre les bombardement alliés, mais aussi d’entrepôt de marchandise et de stock de munition dont l'acheminement se faisait via la voie maritime rhodanienne.

Lors de la débâcle, il avait été question de faire sauter le rocher... il aurait suffit d'une étincelle !

Cet ensemble a fragilisé le rocher ce qui empêche d'autres aménagements civils tel qu'une percée du pied de de la tour de Trouillas vers la place du palais qui avait été envisagée....

 

vendredi, 28 août 2015

Devinette du jour 1/2... ça se passe quai de la ligne

Porte blindée 1 édit.jpg

Mais tonnerre de tonnerre qu'est qu'il se passe derrière ces portes blindées ?

 

Réponse demain, même endroit, même heure