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mardi, 05 avril 2016

comptine... Li coutigo

 Li coutigo

doigt.jpg                      Bèu front

                      Béus iue

                      Nas de couan - couan

                      Bouco d'argènt

                     Mentoun flouri

                    Quiriquiqui

 

 

Les chatouilles

main.jpg                     Beau front

                     Beaux yeux

                    Nez de cancan

                    Bouche d'argent

                    Menton fleuri

                   Guiliguili

 

lundi, 04 avril 2016

Conte du lundi... Soeurs des pauvres

Emile_Zola.jpg
podcast

                          Zola - Sœurs des pauvres

dimanche, 03 avril 2016

Un dimanche... Un tableau de Mignard d'Avignon

Nicolas Mignard gente demoiselle édit.jpg

Nicolas Mignard

Gente Demoiselle

 

Rare portrait peint par Nicolas Mignard, dit Mignard d'Avignon le 16 mars 1653. Commande d'un homme pour sa bien aimée, il représente une jeune personne assise à sa table d'écriture dans un intérieur confortable ayant pour arrière fond un décor à l'antique. Elle semble répondre à une lettre de son soupirant sur laquelle on peut déchiffrer "obeyssance... désirant vivre et mourir... Madame votre très humble et très obéissant serviteur"

Elle provient vraisemblablement de la collection des Suarez d'Aulan (dont je me suis déjà fait l'écho ici) qui la céda à un richissime dénommé Gontier qui lui même l'a transmise à Antoine Aubanel, le premier de la célèbre dynastie d'imprimeurs avignonnais.

Cette toile fut dispersée à la vente aux enchères de Monaco en 1998 comme une bonne partie du musée Théodore Aubanel qui se trouvait place St Pierre à Avignon ( regrets éternels pour cette perte de la culture avignonnaise et provençale...)

Ce portrait vient d'être à nouveau vendu par maitre Patrick  Armengau , hier samedi pour une somme de 32.000 euros (hors frais). je ne connais pas le nom de l'heureux enchérisseur, espérons qu'il soit avignonnais.

samedi, 02 avril 2016

Jean Pierre Cassely... Il manque un turc !

Rachel.jpg
podcast
                   La comédienne Rachel

vendredi, 01 avril 2016

Devinette du premier Avril ... Pour les enfants "patoisant"

Ma maire m'a fa en cantant

Sièu tout abitrade blanc

aï ni coua ni testo

Sièu ni ome, ni besti

enfants.jpg

 

Cliquez sur les enfants pour la réponse

jeudi, 31 mars 2016

Campanado

Un coup pour le rez de chaussée

Deux coups pour le premier étage

Trois coups pour le second étage

Et un bon carillon, avant de partir en courant, pour réveiller toute la maisonnée

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Avant que tous ne disparaissent devant la "modernité" des portiers électroniques

13 rue Buffon 1.jpg

13 rue Buffon (Cliquez sur la photo)

mercredi, 30 mars 2016

Cahier de poèsie d'une petite provençale en 1891... Polichinelle et bébé

Cahier de poésies de 1891 Polichinelle et bébé.jpg

mardi, 29 mars 2016

Campanado

Un coup pour le rez de chaussée

Deux coups pour le premier étage

Trois coups pour le second étage

Et un bon carillon, avant de partir en courant, pour réveiller toute la maisonnée

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Avant que tous ne disparaissent devant la "modernité" des portiers électroniques

8 rue des Roues 1.jpg

8 rue des Roues (cliquez sur la photo)

 

lundi, 28 mars 2016

Conte du lundi... Salvette et Bernadou

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podcast
                     Alphonse Daudet - Salvette et Bernadou

dimanche, 27 mars 2016

Un Dimanche... un tableau de Provence

Pierre Mignard le christ en ascension isle sur sorgue.jpg

Pierre Mignard

église de l'Isle sur Sorgue

Ascension du Christ avec les 4 docteurs de l'église

St Ambroise, St Augustin, St Grégoire et St Jérôme daté de 1675

samedi, 26 mars 2016

La fresque des Spiéfami

 Une magnifique fresque du début du XV ème siècle, orne l'entrée gauche de la métropole. Elle représente le baptême du Christ . Exécutée grâce aux libéralités du généreux donateur Spiefami, on la qualifie tout naturellement de fresque de Spiefami

Elle fut en partie détruite en1830, pour la construction de la  niche et des pilastres du narthex. 

Nota : Dans ce même narthex se trouvait une autre fresque représentant Saint Georges et Sainte Marthe, elle fut décrite pour la dernière fois en 1819 ...  Sic transit gloria mundi !

Attribuée sans certitude à Bertrand de la Barre, son abandon fut un désastre... la restauration de ce début d'année sauvegarde le peu qu'il en reste...

Voici la description qu'en faisait un amateur d'art, journaliste à ses heures qui ne manquait pas de jugement en 1904. Mais reconnaitrez vous l’œuvre décrite à la vue de ce qu'il en reste ?

 "Le fond de la fresque est d'un bleu uniforme poussé au noir, le peintre ayant peut-être triché sur la qualité de l'outremer. Le terrain s'en détache en roux par une ligne horizontale, sauf à droite, où le cours du Jourdain est figuré par un encaissement, dans lequel coule une eau gris bleuté, entre deux hautes berges à teintes ocreuses zébrées de vert.

fresque spiefami édit.jpg

 

2 anges et Christ édit.jpgSur ces berges, très sommairement traitées, se tiennent, à droite saint Jean, et, à gauche, deux anges, au milieu, le Christ debout, les pieds dans l'eau.

Saint Jean, peint sur le retour du mur, a énormément souffert dans la construction de la niche juxtaposée, On distingue malaisément les traits de sa figure barbue. La toison et le manteau dont il est couvert se réduisent à des lignes veuves de coloris. Le saint se penche pour verser l'eau du baptême avec un récipient en forme de petite amphore. Le Christ la reçoit, la tête inclinée et les mains croisées sur la poitrine, ayant un pan d'étoffe grisâtre drapé au-dessus des jambes.

Les deux têtes sont auréolées d'un nimbe circulaire à fond d'or. Celle du Christ a été dégradée par un trou d'étage, rebouché de plâtre par le constructeur de la malencontreuse niche déjà citée. Chaque personne a 1 m. 05 de hauteur.

anges édit.jpgLes deux anges juxtaposés côte a côte sur l'autre berge sont mieux conservés. Un peu moins grands, à cause du recul, ils mesurent 0 m. 90 c.

Debout, dans leur longue robe de teinte rose sur le premier et lilacé sur l'autre. Ils tiennent en leurs mains un linge dont ils s'apprêtent à essuyer ou à revêtir les épaules du Christ. Leurs têtes, gracieusement inclinées, sont entourées d'une auréole, et leurs grandes ailes a demi éployées et comme frémissantes s'effilent en pointes légères gracieusement recourbées et finement détachées en clair sur le fond d'azur.

 

famille du donateur édit.jpgAu devant de la scène baptismale, les donateurs, agenouillés et les moins jointes, ont eu la rare fortune de demeurer intacts, en traits et en couleurs... ».

Le mari a devant lui son jeune fils, tète nue, les cheveux coupes en couronne au-dessus des tempes, vêtu d'un pourpoint noir retenu par une ceinture claire, et de chausses grises serrées d'une jarretière au-dessous du genoux. Il est chaussé de brodequins à la poulaine, lacées sur le côté extérieur.

Le vêtement est identique pour le père, sauf que ce dernier a sur la tête un bonnet très relevé et retombant au-devant du Iront.

La femme a devant elle ses deux fillettes, dont la chevelure blonde, serrée dans un ornement en forme de couronne perlée sur bandeau noir, retombe au milieu du dos en longues tresses.

femme et enfants édit.jpgIl serait difficile de dire si leur mère était également blonde, ses cheveux étant complètement enfermés dans un hennin a voile plissé et étalé en ailettes encore plus larges que la coiffe des religieuses de saint Vincent de Paul. Sa robe montante, à collet relevé sur le cou, s'échancre en pointe sur la poitrine et se resserre finement à la taille sous une ceinture noire perlée. Les manches, étroites jusqu'au coude, s'évasent ensuite en un large bouffant subitement rétréci au poignet, d'où dépasse un vêtement foncé de dessous, à moins que ce ne soit un parement noir ajusté à l'étoffe de la robe, qui est rose pour la mère et pour les filles, comme si le tout était taillé dans la même pièce.

Les traits de la figure sont très gracieux et très fins chez la femme, plus fortement accusés chez le mari et d'une expression naïve pour les enfants."

* Excusez la mauvaise qualité des photos prises pendant une cérémonie sans flash dans une obscurité presque absolue !

 

vendredi, 25 mars 2016

La chapelle de Saint Jean Baptiste

  "L'an MIIII e IIII lo jorn XII de janvier a la nueg, tombet lo cloquier de N. D. de Doms et al tombar que fes, tombet sus de quapelas et aquelas fondet"

 Ce texte en vieux provençal, nous rappelle la chute du clocher de N D des Doms, provoquée par les Catalans le 12 janvier 1405 et qui détruisit le chapelle primitive dite de Saint Jean à gauche du narthex de la métropole.

 Charles Spiefami, marchand et banquier, originaire de Lucques fit rebâtir la chapelle.

 Elle fut consacrée le 17 avril 1423 par l'évêque Gui, qui pour ce faire, bénit les murs et l'autel, déposa des reliques dans le "sepulcrum" et y célébra la première messe.

chapelle spiefami 1 édit.jpg

En mémoire de ce riche donateur fut peint la célèbre fresque dite de Spiefami dont je parlerai demain.

 Charles Spiefami obtient également le privilège d'y être enterré et octroie une forte somme au chapitre pour la célébration de messes pour le salut de son âme.

 chapelle spiefami 2 édit.jpg

Enfin une inscription latine, quelque peu équivoque en raison de la difficulté à la déchiffrer au vu des dégradations naturelles et humaines dont elle a fait l'objet, est placée au dessus de l'arc d'accès à la chapelle

 spiefami blason et inscription édit.jpg

A l'inscription sont ajoutées les armes des Spiefami et celles de son épouse de la Roque

Le texte ci après, proposé en son temps par l’abbé Henri Requin, semble le plus probable:

 HEC est CAPPELLA in honorent SANCTI IOHANNIS BAPTISTE PEU NOBILEM

VlRUM KAROLUM SPIEFAMI M A ... ES ET EAM

CONSECRARI ET BENEDICI FECIT PER REVERENDUM IN XPO PATREM ET

DNM GUIDONE MISERATTONE DIVINA EPISCOPUM AVINIONEN SUB ANNO AB

INCARNATTOE DNI MCCCCXXIII ET DIE SABBATI XVII MESIS APRILIS

 

* Excusez la mauvaise qualité des photos prises pendant une cérémonie sans flash dans une obscurité presque absolue !

 

 

 

 

 

 

 

 

jeudi, 24 mars 2016

Jeudi Saint... Les pois chiches des Rameaux

Une vieille tradition oubliée : les pois chiches des Rameaux.

Elle remonterait à un évangile apocryphe qui raconte comment l’âne qui portait Jésus sur la route de Jérusalem, le jour des Rameaux, s’arrêta sur le bord de la route pour brouter cette légumineuse

Pois chiches.jpg

 Aussi les pois chiches étaient ils mis à tremper le jour des rameaux en préparation du repas du Jeudi Saint.

Voici une recette parmi d'autres si vous voulez faire revivre cette coutume ancestrale :

Allez acheter vos pois chiches secs chez le joueur de fifre du marché de Villeneuve, le jeudi matin, c'est un homme haut en couleur, comme on n'en fait plus !

 

 

Mettre les pois chiches à tremper dans une grande jatte en terre cuite, au retour de la messe, dans beaucoup d'eau additionnée de sel

jatte.jpg

Le jour de la préparation, les mettre à cuire dans de l'eau froide.

Personnellement j'ai connu à Avignon le Sieur Pingo qui les laissait cuire à petit bouillon toute la journée au coin du feu.

Rincez les, puis faites les de nouveau cuire dans une grande marmite d'eau salée dans laquelle on aura jeté un oignon plus trois belles pousses d'oignons germés coupés en dés et un bouquet garni.

Une heure passée, testez la cuisson sous la dent puis retirez le bouquet garni, égouttez les.

Préparez la sauce qui relèvera le gout, pour cela faire cuire des œufs durs, écaler leurs coquilles, séparer les jaunes des blancs

Dans un large bol, écrasez les jaunes, ajoutez un oignon doux, de l'ail pillé, persil, cerfeuil et ciboulette ciselés. Mélangez avec crème d'anchois, moutarde, sel et vinaigre. Touillez puis rajouter l'huile d'olive.

Mettre cette préparation sur les pois chiches encore chauds, couronner le tout avec les blancs d’œufs et quelques brins d'oignon germé. Servir dans un toupin que l'on pourra maintenir au four tiède... Un délice pour un repas de carême !

toupin.jpg

 

Les pois chiches étaient aussi censés nous débarrasser des furoncles et des verrues...

mercredi, 23 mars 2016

Cahier de poèsie d'une petite provençale en 1891... Petite mère

Cahier de poésies de 1891 Petite mère... c'est toi.jpg

mardi, 22 mars 2016

Campanado

Un coup pour le rez de chaussée

Deux coups pour le premier étage

Trois coups pour le second étage

Et un bon carillon, avant de partir en courant, pour réveiller toute la maisonnée

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Avant que tous ne disparaissent devant la "modernité" des portiers électroniques

17 rue Vieneuve 1.jpg

17 rue Vieneuve (cliquez sur la photo)