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mercredi, 05 avril 2017

Campanado

Un coup pour le rez de chaussée

Deux coups pour le premier étage

Trois coups pour le second étage

Et un bon carillon, avant de partir en courant, pour réveiller toute la maisonnée

 ******

Avant que tous ne disparaissent devant la "modernité" des portiers électroniques

rue du roi René 1a.jpg

Rue du roi rené (Cliquez sur la photo)

lundi, 03 avril 2017

Corneille se la baille belle

trouca 1.jpg

Savent ils qu'ils percent sur le site du couvent des Bénédictines de St Laurent ?

trouca 2.jpg

Savent ils qu'ils vont trouver très certainement le forum romain ?

Pour quoi faire... mystère !

dimanche, 02 avril 2017

Un dimanche... Un tableau de Provence

l'archange St Michel Villedieu édit.jpg

L'archange St Michel terrassant le démon

anonyme daté de 1638

Église St Michel et St Laurent de Villedieu

samedi, 01 avril 2017

Le carré du Palais... Une avant première

Annoncée pour le 10 avril prochain, l'ouverture du "carré du palais" a été suspendue après le scandale rocambolesque de son maître d’ouvrage... Le projet Inter Rhône est définitivement arrêté au profit d'une réalisation qui permettra un spectaculaire redressement financier.

carré 1.jpg

 Les Locaux vont être remis dans leur état initial, les salles des coffres réhabilitées, les grilles de défense reposées, un système de sécurité par vidéo surveillance installé, les locaux de l'ancien gardien accueilleront un bureau de la police municipale et enfin pour l'activité principale...

carré 2.jpg

 Les lieux reprennent peur à peu leurs configurations d'origine

 

collage.jpg

... l’entresol sera transformé en salle de baccara alors que les luxueux salons du premier étage recevront autour d'un bar hightech, des tables de jeux et une roulette et...

... peut être des machines à sous, on attend l'autorisation préfectorale...

 

Vous l'avez compris, seule une activité lucrative comme un Casino pourra redresser la situation financière.

 

 

 

Les boutiques de luxes initialement prévues dans l'enceinte du carré trouveront tout naturellement place dans l'ancien conservatoire de musique, l’idée de maison des avignonnais est donc elle aussi abandonnée.

conservatoire édit.jpg

On ne peut que souhaiter bonne chance a ce nouveau projet qui drainera une clientèle fortunée ou en mal de rêve, une heureuse décision qui profitera au commerce avignonnais et à hôtellerie si démunie face au manque d'activité hors la période estivale.

 

jeudi, 30 mars 2017

Les Jésuites...

Nous sommes en 1957, en classe de 7 ème, sarraus gris et manchettes sur les avant bras, nous avions comme maitresse, Madame Garichot, surnommée Miss vespa (en exergue ci dessous) à cause de l'engin qu'elle enfourchait pour se déplacer.

St Joseph 1957.jpg

Quel diplôme pouvait elle avoir pour enseigner dans une école libre ? Le brevet, peut être le niveau du bac sans en avoir reçu les lauriers... En tous cas elle n'avait aucun diplôme pédagogique ni de formation à l'enseignement. je n'en dirai pas de même pour les jésuites qui avaient de solides connaissances qu'ils ne cessaient d'approfondir.

 En cette année 1957, nous eûmes l'heur d'être pourvu de bureaux neufs, aussi nous imposa t on d'acheter, pour la protection de ce matériel scolaire, un de ces rouleaux d'un nouveau matériau appelé plastique transparent... Il était épais, il était dur l'hiver puis mou en été. Nous dûmes  recouvrir les bureaux puis pratiquer un trou destiné à l'encrier d'encre violette dans laquelle nous trempions nos plumes sergent major.

 

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 C'était l'époque de l'enseignement à coup de pensums : devoirs supplémentaires, lignes à faire à la maison et éventuellement à force de brimades : coup de règles sur les doigts, à genoux les bras en croix, parfois a genoux sur une règle et parfois, expédition illico presto chez ce que nous appelions le préfet des études, une sorte de surveillant général avant l'heure, un cerbère qui était là pour mater les têtes dures.

Cependant sur la photo nous avions pour la plupart le sourire, ce qui revient à dire que toutes ces choses étaient dans l'air du temps

Étrangement nous n'avions pas de cours de catéchisme dans ce collège religieux et on nous foutait royalement la paix sur ce plan là, si ce n'est quelques solennités jésuitiques qui se soldaient par une messe par section ( les petits, les moyens, les grands si je me souviens bien).

echasses.jpg Il faut dire que nos recréations se déroulaient sur des échasses, jeu que tout le monde pratiquait de façon intense. ces prolongements de nos jambes, servaient parfois d'instruments contondants pour régler nos conflits grégaires

 Les cours étaient entrecoupés de séances d'étude où le pion se trouvait sur une estrade haut perché et nous terrorrisait de son regard pénétrant tout auréolé d'une réputation de sanctions plus ou moins imaginaires qui nous glaçaient par leurs seules évocations. Cependant, ce pion avait un coté sympathique, il pratiquait l'aéromodélisme et avait eu la bonne idée de décorer l'étude de ses réalisations... Biplans, bombardiers, double queues, avions de lignes survolaient nos études de grammaires et nos exercices de baignoires qui fuient.

 

père Vidal.jpg Un fois par mois, nous avions un cours de solfège avec le père Vidal qui apportait un étrange harmonium portatif et nasillard qui était censé nous donner le "LA" dans un trémolo d'harmoniques qui nous faisaient frémir... Le soufflet à ressort, actionné irrégulièrement, nous laissait imaginer la longue agonie de l'instrument.

orgue portatif 1.jpg

Ma mère m'inscrivit à la chorale, après les cours vers cinq heures du soir, l'hiver il me fallait rentrer à pied dans le froid et le noir, ce qui ne me plaisait pas trop ! Nous chantions cependant à tue tète « Le vigneron monte a sa vigne... » du franco-helvete, Carlo Boller (cliquez sur l'harmonium pour en entendre une interprétation chorale)

jean françois electricien.jpg

 

Ce qui me plaisait dans cet établissement, c’était la fin d'année avec la fête dans toutes les cours (nous pouvions accéder à la cours des grands que nous admirions par leurs facéties alors que nous redoutions leur témérité) et puis il y avait la distribution des prix et les accessits.. J'en avais bien peu... J'eus tout de même la chance d'être honoré d'un livre qui s'appelait "Jean François électricien" un livre romancé de vulgarisation sur les lois de l'électricité et ses applications, qui ne m'a jamais quitté. Ces jésuites décidément avaient l'esprit pratique.

 

 

 Et puis, il y avait ce fameux théâtre à coté de la piscine... Une vraie scène avec son rideau majestueux, au plafond, un ciel peint, cerné d'une magnifique balustrade de pierre en trompe l’œil, une merveille...

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Vous vous rendez compte à cette époque, un théâtre privé !

Les élèves y jouaient des pièces classiques, quelques farces pleines de mystifications qui nous faisaient rire et puis des interprétations des "tubes" du moment c’était bon enfant même si ça se cantonnait la plupart du temps à du Ray Ventura. je me souviendrai toujours d'une "tout va très bien madame la marquise" (cliquez sur le théâtre pour vous remémorer cette pauvre marquise)

L'année suivante, je fus enfermé dans un pensionnat pour 4 ans... une espèce de mort civile que je ne compris jamais !

 

 

mardi, 28 mars 2017

La croix des oiseaux... c'est pas si vieux

Construits dans les années soixante pour subvenir aux besoins de logement, toujours d'actualité, malgré les efforts d'après guerre.

la croix des oiseaux.jpg

Une partie de la population, pourtant favorable au confort "moderne" que l'on trouve dans ce qu'on appellera les tours HLM, s'inquiète néanmoins du style "Manhattan" que prend l'architecture avignonnaise.

L'accent en 1963 tourne à la caricature le devenir de la cité papale (cliquez sur la photo)

Pour faire face à l'insécurité dans le quartier, ces barres seront détruites en 1998

dimanche, 26 mars 2017

25 mars... double anniversaire si on peut dire

25 mars 1347, naissance de Catherine de Sienne qui ramènera comme on le sait le pape avignonnais à Rome en 1377...

Ste Catherine de Sienne édit.jpg

elle meurt à 33 ans en 1380... A trois ans près, Avignon serait restée la capitale de la chrétienté !

 

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25 mars 1409, Concile de Pise qui doit régler le problème du grand schisme...

 

Il y a trop de Papes !

Grégoire XII à Rome

Benoit XIII à Avignon, notre Pierre de Lune

 

 

 

Convoqués à Pise pour tenter de régler le sérieux problème du Grand Schisme d'Occident, les cardinaux déposent Benoît XIII installé à Avignon et Grégoire XII le romain puis élisent le cardinal de Milan sous le nom d'Alexandre V qui s'installe à Pise...

Mais il y a maintenant trois papes... dans trois villes différentes... ça fait beaucoup ! Qu'en aurait dit notre Catherinette ?

vendredi, 24 mars 2017

Campanado

Un coup pour le rez de chaussée

Deux coups pour le premier étage

Trois coups pour le second étage

Et un bon carillon, avant de partir en courant, pour réveiller toute la maisonnée

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Avant que tous ne disparaissent devant la "modernité" des portiers électroniques

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16 rue de la Croix (Cliquez sur la photo)

mercredi, 22 mars 2017

50 rue des Fourbisseurs suite...

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De mon jeune temps, je parle fin des années 40, début 50, la boutique du rez de chaussée était ce qu'on appelait "un Bon Lait" elle faisait partie d'un des premiers réseaux de boutiques d'une "grande enseigne" comme on dirait aujourd'hui.

C'était donc une crémerie, elle était tenue par une certaine Madame Richard...  la famille logeait à l'étage.

coiffeur Richard.jpg

Son mari, tenait salon de coiffure vers le 7 de la rue des roues

Aussi, lorsque la pharmacienne du quartier, qui me prenait pour une fille avec mes longs cheveux blonds bouclés d'enfant, celle ci donc me demandant quel était mon prénom,

Je balbutiais -"garçon", 

elle me répondit -"Gaston, quel joli nom !".

Mon père illico presto m'amena chez le père Richard qui me rehaussa de quelques bottins sur ses fauteuils immenses et procéda aux basses œuvres de ma première tonte...

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Les parents se fréquentaient... et quelques fois, le père Richard, qui jouait dans l'orchestre de l'opéra, nous amenait son violon et en tirait quelques morceaux qui m'enchantaient.

Sous ses grands plafonds, l’hôtel de Montaigu reprenait de sa splendeur.

 

 

 Leur fils, si ma mémoire est bonne, est devenu journaliste au Dauphiné Libéré

 

mardi, 21 mars 2017

50 rue des Fourbisseurs

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Cette maison en pignon à l'angle de la rue des fourbisseurs et de la place des pénitents blancs était idéale pour l'affichage et la réclame de la laborieuse industrie avignonnaise.

L’enseigne frontale sur la façade évoque une boutique de plissage que je n'ai pas connue et qui devait exister vers la fin du 19 ème et le début du 20 ème (cliquez sur la photo)

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L'afficheur Giraudy, qui louait des façades d'immeuble pour placarder à même les murs, ses réclames, ne s'y est pas trompé

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 Deux inscriptions au pochoir, coté place des pénitents blancs, confirment l'utilisation de cet immeuble à fin de publicités. Cliquez sur l'inscription pour voir ce que j'ai pu comprendre

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dimanche, 19 mars 2017

C'est vrai que cette placette est à l'abandon

 

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Les pauvres de Benoît XII qui recevaient l’aumône des petits pains seraient ils dépaysés ?*

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68000 pains de 250 g en forme de pigne de pin étaient distribués hebdomadairement sur cette place !

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Une reprise en main totale de ce quartier délaissé est des plus urgentes

 

chapelle de la visitation.jpgMais qu'est devenu le paisible marché aux volailles de mon enfance ?

Qui remettra en valeur cette merveille du baroque provençal, due à l'architecte Royers de la Valfenière sur les subsides de l’évêque Philonardus ?

Notre Dame de la Visitation, si honteusement délaissée, est en train d'agoniser !

 

* Avec l'aimable autorisation de touk

 

vendredi, 17 mars 2017

Régime maigre... au bagne de Toulon

 "La ration journalière accordée au forçats était de 917 grammes de pain ou de 700 grammes de biscuit, et d'une soupe composée de 120 grammes de fèves, assaisonnée de 33 centigrammes d'huile d'olive et de 10 grammes de sel.

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Les condamnés faisaient 3 repas par jour. On leur délivrait 48 centilitres de vin quand ils étaient sur les travaux. Ils ne recevaient jamais de viande, sauf les invalides qui y avaient droit tous les jours, et les éprouvés, le dimanche seulement, avec addition de légumes verts.

 

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L'habillement du forçat comprenait une chemise de grosse toile écrue, une casaque en moui rouge sans bouton ni collet, un pantalon de drap jaune garni de boutons et ouvert sur les cotés afin de laisser passer les chaînes et de pouvoir les vérifier, d'une paire de gros souliers ferrés et d'un bonnet de laine rouge ou vert, selon que la condamnation était à temps ou à perpétuité.

Sur le bonnet était attaché le numéro du forçats marqué en grands chiffres sur une plaque de fer blanc.

 

Chaque individu était désigné par un numéro car au bagne, il n'y avait plus de nom"  L Mangin

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Règlement pour les condamnés marchands

 

mercredi, 15 mars 2017

La Superbe... Galère pour protestants à Marseille ?

 

Vivonne édit.jpgLettre de Louis XIV au duc de Vivonne, général des galères à Marseille

 

«  Mon cousin ;

ayant égard à la très humble supplication qui m'a été faite de la part du nommé Memet Ilkaya, qui sert actuellement sur ma galère -La Superbe- et ne paraît pas être très valide... mon intention est que vous donniez des ordres pour le faire destacher de la chaîne lorsqu’il aura fourni deux bons turcs à sa place. »

28 décembre 1680

 

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Très intéressant texte royal qui confirme, tout au moins en partie, l'idée reçue que la galère royale la Superbe n'était pas servie que par des protestants condamnés pour leur religion ou enrôlés de force

 

dimanche, 12 mars 2017

Bancasse itou

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Enfin un peu de soleil !

Cliquez sur la photo

vendredi, 10 mars 2017

9 mars 1309

 gisant marbre  Ph le Bel.jpgEn 1296, Philippe le bel ose soumettre le clergé de France à l’impôt, la décime, pour financer sa guerre contre les flamands.

Le 8 septembre 1303, l’expédition punitive de Guillaume de Nogaret contre le pape dans sa résidence d'Agnani met un terme aux relations pacifiques entre la France et la papauté. Boniface VIII ne se remettra jamais de cette humiliation et meurt un mois plus tard.

Une période transitoire confie les clefs de l'église à Benoit XI...

Philippe le bel obtient finalement l'élection de l’archevêque de Bordeaux, Bertrand de Got, sous le nom de Clément V.

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Il viendra s'installer à Avignon dans le couvent dominicain des frères prêcheurs le 9 mars 1309 afin d'échapper aux troubles politiques romains...

Les dominicains édit.jpg

Nous connaissons la suite, jusqu'à l'intervention de sainte Catherine de Sienne, 68 ans plus tard...

Pour revoir mes notes sur le saccage du couvent des Dominicains, cliquez sur les vignettes ci dessous

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Les frères prêcheurs 1

 

 

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Les frères prêcheurs 2

 

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Les frères prêcheurs 3

 

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Les frères prêcheurs 4

 

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Les frères prêcheurs 5