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dimanche, 29 septembre 2013

J'ai vu le diable... petit séjour à Rennes le Chateau

La fin du monde n'ayant pas eu lieu, nul besoin de se réfugier à Bugarach... autant aller à 820 mètres à vol d'oiseau (14 Kms par la route) à Rennes le château voir l'abbé Saunières, c'est ce que j'ai fait en un jour de vacances.

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Le diable a les yeux bleus (c'est bien connu) et regarde à l'origine un échiquier mystérieux. Quelle histoire inextricable, tout y est, le diable, les femmes, les mérovingiens, les textes obscurs, les tombeaux ouverts, la mort d'un enfant, les textes indéchiffrables, les roses croix, les trois Marie (celles que l'on fête aux Saintes) le tombeau du Christ, Fouquet, Poussin, un curé rusé et mégalo, la séduction, la trahison et l'or...

Après bien des lectures ( je vous renvoie aux innombrables commentaires sur internet) je me suis dit qu'après tout, les gens avaient besoin de fantastique... la vie est trop amère, il faut en inventer une autre... Pourquoi pas.

Un petit aperçu des lieux dans un diaporama sans "imprudents" commentaires (on ne sait jamais... la malédiction !)

L'église, où se trouve le diable sous le bénitier, l'autel derrière lequel une dalle sculptée et retournée aurait abritée le trésor, le chemin dans lequel serait la clef du mystère... tout ça fait un peu "kitch" tout de même, l'abbé avait des sous mais pas très bon goût !

Le décors est planté pour une bonne petite vie tranquille de curé de campagne (mon rêve!) , la bonne qui parlait de l'or du diable, les conversations tenues et les lettres échangées... Ah si les murs avaient des oreilles !

La cure n'était pas assez moderne... la Villa Béthanie fut construite dans le goût et le confort de l'époque.

Exclu par l’évêché de son titre de curé de Rennes, l'abbé Saunières fait construire une chapelle privée. Les paroissiens la fréquentent au désespoir du nouveau curé qui célèbre seul dans une église vide !

Folie moyenâgeuse, mais d'une belle facture tout de même pour abriter sa bibliothèque... qui ne désirerait pas un petit coin tranquille comme celui là ? Il mourra d'une crise cardiaque devant l'entrée de sa tour.

Les mystères ici rassemblés : la cloche, le clocher fiché d'une colonne horizontale signe de la mort d'un enfant, la pierre tombale, les correspondances byzantines de Fouquet à son frère évoquant les secrets que détiendrait le peintre Poussin (incommensurable à tel point que les rois eux mêmes en seraient abasourdis !) la tombe de l'abbé Saunières maintes et maintes fois fouillée au point que la mairie ne veut plus l'entretenir, une stèle carolingienne, des hiéroglyphes ... et tutti quanti...

La parution du Da Vinci Code a manifestement relancé la mode de Rennes le château, n'oublions pas que le héros principal s'appelle Jacques Saunières !

Ceci dit Rennes a oublié son propre château médiéval d'où il tire son nom. Il est bien dommage que cette forteresse moyenâgeuse aille à vau l'eau... car là est son véritable trésor.